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lundi 8 décembre 2014

08 décembre 1914 - Bataille des Falklands

Les Autrichiens retraitent jusqu'à Valjevo. Les Serbes pensaient qu'ils auraient préparé des tranchées, mais rien n'a été fait. Ils ont juste massé de l'artillerie dans la ville, mais n'ont pas non plus fortifié les collines alentours, où les Serbes s'installent et encerclent la ville. Depuis trois jours, les Serbes ont capturé 20000 autrichiens, dont une cinquantaine d'officiers, 40 canons et une grande quantité de matériel. A Qurna, les Britanniques ont trouvé un passage sur l'Euphrate leur permettant d'encercler les ottomans. Ceux-ci reculent alors franchement, et dans la nuit envoient une délégation aux Britanniques. Ceux-ci exigent une reddition sans condition, ce qui irrite les Ottomans, mais ils n'ont pas d'autre choix que d'accepter. En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz sont encore une fois défaites, sur la rivière Vaal. Bataille des Falklands : Deux nouveaux croiseurs britanniques, les HMS Invincible et Inflexible, supérieurs en armement et en vitesse aux meilleurs bâtiments allemands, ont rejoint l'escadre de l'Atlantique Sud, composée à présent de huit bâtiments et stationnée dans les Malouines (ou Falklands). L'escadre allemande de von Spee, avec cinq bâtiments dont le Scharnhorst et le Gneisenau, passe justement par là en rentrant en Allemagne depuis le Pacifique, et décide de bombarder le poste radio de l'île. Ils sont accueillis par les tirs britanniques et décident de fuir. Von Spee a identifié les nouveaux croiseurs britanniques, qu'il sait plus rapides que lui. Pour donner une chance aux autres bâtiments, il engage ses deux meilleurs navires, le Scharnhorst et le Gneisenau, dans un combat de retardement. Surclassés, les deux croiseurs de bataille sont perdus : le Scharnhorst, en feu et criblé d'une quinzaine d'impacts de 305 mm, coule à 16h15 avec tout son équipage, dont l'amiral von Spee. Le Gneisenau se saborde une heure plus tard, à court de munitions, les survivants étant repêchés par les britanniques. Pendant ce temps, le reste de l'escadre britannique est parti à la chasse aux navires allemands restants, et en coule deux sur les trois. Les Britanniques déplorent 10 morts, les Allemands plus de 1800. Le marine allemande de surface ne pourra désormais plus rien faire pour gêner le commerce allié dans l'Atlantique, opérant à présent seulement dans la mer du Nord, et seuls les sous-marins pourront désormais être utilisés. Le gouvernement français est revenu intégralement à Paris.

Le HMS Inflexible récupère les survivants du SMS Gneisenau lors de la bataille des Falklands. Imperial War Museum, domaine public.

lundi 3 novembre 2014

03 novembre 1914 - Bataille de Tanga

Dans le secteur d'Ypres, quelques attaques allemandes sont de nouveau lancées sur Dixmude, qui résiste. Les Britanniques minent la mer du Nord qu'ils déclarent "zone de guerre". Face à la faiblesse numérique de leur armée de terre, ils doivent en effet compter sur leur marine pour se défendre et établir un blocus offensif. Ils ramènent justement celle-ci à Scapa Flow, alors que le même jour les Allemands mènent leur premier raid naval contre les côtés britanniques, près de Yarmouth. Les Russes avancent toujours en Pologne. Les Britanniques bombardent des forts ottomans à l'entrée du détroit des Dardanelles. Les indiens ayant débarqué en Afrique orientale allemande prennent la ville de Tanga avant de se déplacer sur Longido. Les Allemands sont trois fois moins nombreux qu'eux mais bien retranchés sur les pentes du Kilimanjaro ; ils parviennent de plus à mettre en déroute la colonne de ravitaillement britannique. Ceux-ci se replient donc sur Tanga.

L'escadre de l'amiral von Spee quitte le port de Valparaiso, au Chili, à la suite de la bataille de Coronel. Les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau sont en tête, au fond de l'image. Domaine public.

lundi 22 septembre 2014

22 septembre 1914 - Alain-Fournier

Dans l'Aisne, bien que Joffre prescrive maintenant d'effectuer des attaques localisées et non plus générales, aucun progrès notable n'est effectué. Les Français essaient donc de déborder de nouveau la ligne allemande un peu plus loin, en Picardie. Dans la Meuse, les allemands tentent péniblement de mettre en batterie leur artillerie contre les forts de Saint-Mihiel : les pièces, jusqu'à 305 mm, s'embourbent dans les chemins. Premier raid aérien sur l'Allemagne : des appareils britanniques bombardent les bases de Zeppelin de Cologne et Düsseldorf. L'aviation britannique fait également le premier usage de la télégraphie sans fil entre un avion de reconnaissance et l'artillerie. Le sous-marin allemand U9 coule les croiseurs britanniques Aboukir, Hogue et Cressy au large de la Hollande. Von Spee, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau, atteint la Polynésie française et bombarde Papeete.

A Saint-Rémy-la-Calonne, dans les Hauts-de-Meuse, 21 soldats français sont tués dans des circonstances discutées lors d'une reconnaissance, dont l'écrivain Alain-Fournier. La fouille de leur fosse commune en 1991, ici en vue d'ensemble, marque l'un des actes de naissance de l'archéologie de la première guerre mondiale. © http://www.images-archeologie.fr/


dimanche 14 septembre 2014

14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot

Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud, le navire britannique Carmania coule l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1 croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ; il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.

Le RMS Carmania, au premier plan, coule le SMS Cap Trafalgar, au fond. Les deux étaient avant la guerre des paquebots transatlantiques, le premier de la Cunard Line et le second de la Hamburg Süd. L'armement ajouté sur le Cap Trafalgar, qui en fait un croiseur auxiliaire, est composé de deux canons de 105 mm et de six de 37 mm. Charles Dixon, Carmania sinking Cap Trafalgar off Trinidad, September 14, 1914, 1923, National Maritime Museum, domaine public.