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mardi 17 février 2015

17 février 1915 - Les Eparges

L'offensive se poursuit pendant trois jours en Champagne, avec toujours les mêmes objectifs, sensiblement les mêmes résultats, et des pertes très lourdes. Les Français décident de réduire le saillant allemand de Saint-Mihiel, au Sud de Verdun. Ils décident d'attaquer au Nord sur la crête des Eparges, un point avancé des Hauts-de-Meuse. Après une approche progressive réalisée pendant l'hiver, quatre mines sautent au matin, les troupes françaises parvenant à conquérir la crête dans la foulée. Toutefois, les Allemands bombardent lourdement les positions nouvellement acquises. Début des opérations en vue du débarquement des troupes de l'ANZAC aux Dardanelles (prévu pour avril) : un hydravion lancé depuis le HMS Ark Royal effectue une reconnaissance sur les positions ottomanes. Les Zeppelins allemands L3 et L4, employés pour des missions de reconnaissance en mer du Nord, sont détruits suite à un atterrissage d'urgence au Danemark lors d'une tempête.

Le secteur des Eparges. La zone en rose clair, correspondant au terrain sécurisé à la fin de la première attaque le 21 au soir, équivaut sensiblement à celui acquis dès le 17. © http://www.39-45.org/

samedi 24 janvier 2015

24 janvier 1915 - Bataille de Dogger Bank

En Afrique du Sud, les forces de la rébellion Maritz lancent une dernière attaque, sur Upington. Au Nyasaland, la révolte Chilembwe s'essouffle déjà : ceux-ci ne tentent aucune action ce jour-là, le mouvement ne prend pas dans la population, et les Britanniques appellent des renforts. Bataille de Dogger Bank : les Allemands lancent un nouveau raid maritime sur les côtes anglaises, avec une force très importante comprenant en particulier quatre croiseurs de bataille. Cette fois, les Britanniques apprennent l'opération en interceptant une communication radio, et envoie à leur rencontre une force plus importante encore (presque une cinquantaine de bâtiments), basée à Scapa Flow. Les deux flottes se rencontrent sur le Dogger Bank, en mer du Nord, et les Allemands prennent la fuite, parvenant seulement à endommager le croiseur britannique Lion. Les Britanniques, mieux armés et plus rapides, parviennent eux à endommager les croiseurs de bataille Seydlitz et Blücher. Ce dernier est immobilisé et coule sur place, tandis que le reste de la flotte tente de fuir. Les Britanniques auraient pu les rattraper, mais une erreur de transmission des ordres par drapeaux leur fait perdre du temps, et leur adversaire leur échappe. Les Britanniques ont ainsi stoppé pour un temps les raids allemands sur leurs côtes, mais ils ne font rien pour remédier aux carences que ce combat a mis en lumière dans leur propre flotte : outre les problèmes inhérents à la transmission des ordres, moins de 10% de leurs obus ont touché leur objectif...

Le croiseur de bataille allemand SMS Blücher en train de couler. La photo est prise depuis le croiseur britannique HMS Arethusa. International Film Service, domaine public.

lundi 17 novembre 2014

17 novembre 1914 - Guerre de positions

Les Allemands arrêtent leur offensive à Ypres, sans avoir atteint les ports qui constituaient leur objectif. Le front est définitivement stabilisé sur 700 km entre la mer du Nord et la Suisse et le restera jusqu'en 1918, les combattants s'employant maintenant à améliorer leurs tranchées. Les Russes atteignent à nouveau les Carpates. Les Ottomans sont repoussés en Mésopotamie.

Le croiseur auxiliaire allemand Berlin interné dans le port de Trondheim, en Norvège. Il s'agit à l'origine d'un paquebot transatlantique de la Norddeutschen Lloyd, armé en croiseur auxiliaire destiné à mouiller des mines en mer du Nord, et qui a du se réfugier dans ce port le 17 novembre faute de carburant. Après la guerre, il sera récupéré par les Britanniques et retournera à sa fonction première sous le nom d'Arabic. Municipal Archives of Trondheim, domaine public.

lundi 3 novembre 2014

03 novembre 1914 - Bataille de Tanga

Dans le secteur d'Ypres, quelques attaques allemandes sont de nouveau lancées sur Dixmude, qui résiste. Les Britanniques minent la mer du Nord qu'ils déclarent "zone de guerre". Face à la faiblesse numérique de leur armée de terre, ils doivent en effet compter sur leur marine pour se défendre et établir un blocus offensif. Ils ramènent justement celle-ci à Scapa Flow, alors que le même jour les Allemands mènent leur premier raid naval contre les côtés britanniques, près de Yarmouth. Les Russes avancent toujours en Pologne. Les Britanniques bombardent des forts ottomans à l'entrée du détroit des Dardanelles. Les indiens ayant débarqué en Afrique orientale allemande prennent la ville de Tanga avant de se déplacer sur Longido. Les Allemands sont trois fois moins nombreux qu'eux mais bien retranchés sur les pentes du Kilimanjaro ; ils parviennent de plus à mettre en déroute la colonne de ravitaillement britannique. Ceux-ci se replient donc sur Tanga.

L'escadre de l'amiral von Spee quitte le port de Valparaiso, au Chili, à la suite de la bataille de Coronel. Les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau sont en tête, au fond de l'image. Domaine public.

mercredi 15 octobre 2014

15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer

Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke est coulé par le sous-marin allemand U-9.

Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be

mardi 5 août 2014

05 août 1914 - Bataille de Liège

Début de la bataille de Liège. La ville est protégée par 12 forts modernes se couvrant mutuellement. Des duels d'artillerie lourde ont lieu dans la matinée, notamment avec le fort de Fléron. Dans la nuit, les allemands engagent 39000 hommes, pensant pouvoir s'infiltrer entre des forts défendus par 9000 Belges. En réalité, les défenseurs sont quatre fois plus nombreux et seule une brigade allemande parvient à passer. En mer du Nord, le croiseur britannique Amphion coule le mouilleur de mines allemand Königin Luise, avant de sauter sur l'une des mines de ce dernier le lendemain. Des troupes britanniques attaquent des avant-postes allemands en Ouganda. L'Autriche déclare la guerre à la Russie. La Grande-Bretagne mobilise, Lord Kitchener devenant ministre de la guerre. La censure de la presse est établie en France.

La situation à Liège avant l'attaque. Les triangles rouges représentent les forts, les carrés verts les 6 brigades allemandes. Seule la 14e parviendra à dépasser les forts dans la nuit. © http://www.sambre-marne-yser.be, retravaillé.