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dimanche 3 mai 2015

03 mai 1915 - Dénonciation italienne

Les empires centraux avancent sur l'ensemble du front Est., tandis que les Ottomans attaquent les lignes françaises à Gallipoli, sans résultat. L'Italie dénonce le traité de la Tripe Alliance, qui la lie à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie.

Campement du premier bataillon australien à Gallipoli, au lieu dit Steele's Post, le 3 mai. Australian War Memorial, domaine public.

dimanche 26 avril 2015

26 avril 1915 - Pacte de Londres

Bataille de Gibeon en Afrique occidentale allemande, actuellement en Namibie : l'armée allemande de la colonie perd un quart de ses effectifs, tous ses canons, et 4 de ses 6 mitrailleuses. Le croiseur auxiliaire allemand Kronprinz Wilhelm est interné à Newport News, en Virginie. Il s'agissait du dernier corsaire allemand en service. Pacte de Londres : les pays de l'Entente ayant accepté les revendications territoriales de l'Italie, celle-ci s'engage à entrer en guerre à leurs côtés dans un délais d'un mois. La Chine rejette les « Vingt-et-une demandes » que le Japon avait formulé le 18 janvier, pour essayer d'étendre son contrôle sur le continent. Le Japon travaille donc à en proposer une nouvelle version allégée.

Des hommes du 8e bataillon australien dans une tranchée à Bolton's Ridge, sur la plage de Gallipoli. Australian War Memorial, domaine public.

samedi 25 avril 2015

25 avril 1915 - ANZAC Day

Les Français et Britanniques contre-attaquent enfin à Ypres, mais les Allemands les arrêtent avec des nappes de gaz. Une attaque allemande sur le Hartmannswillerkopf parvient à dégager le sommet, mais ceux-ci ne peuvent s'y maintenir : l'artillerie des deux camps pilonne tout le secteur, et le sommet devient un no man's land jusqu'en décembre. Il ne se passe quasiment plus rien de notable jusqu'à cette date, les deux armées se contentant de coups de main pour harceler l'adversaire. A Van, les Arméniens assiégés ont organisé un gouvernement provisoire pour gérer la situation, d'autant que des réfugiés des alentours viennent s'installer dans la ville par une route contrôlée par la résistance. Ils envoient des messagers pour prévenir les Russes. Débarquement du corps expéditionnaire allié à Gallipoli, dans les Dardanelles. Après diverses attaques de diversion françaises, une division britannique (comprenant principalement des contingents australiens et néo-zélandais) débarque sur cinq plages différentes du cap Helles. Sur certaines, le débarquement se passe sans encombre, les Ottomans n'ayant quasiment aucune défense à opposer, mais les ordres ne sont que d'établir une tête de pont et la brèche n'est pas exploitée. Ailleurs, les hommes approchent dans des bateaux sans protection et se font décimer par les mitrailleuses, avec parfois 90 % de pertes avant d'atteindre le rivage. Cependant, les Ottomans sont trop peu nombreux pour contre-attaquer, ils n'ont quasiment pas de munitions et ont juste l'ordre de se faire tuer sur place. En fin de journée, les Britanniques avaient le contrôle des plages au prix de plus de 60 % de pertes, mais n'ont rien fait pour profiter de leur avantage, et sont donc restés bloqués dessus. Les Russes, de leur côté, bombardent les forts ottomans de leur côté des Dardanelles.

Les troupes de l'ANZAC débarquent à Suvla Bay dans le secteur de Gallipoli. State Library of Queensland, domaine public.

vendredi 20 février 2015

20 février 1915 - Avions au Rufiji

Les opérations se calment pour quelques jours en Champagne, le temps de se réorganiser et d'acheminer des renforts. Les Français contre-attaquent sur le Reichakerkopf, sans résultat. Aux Eparges, les Français, qui n'ont pour l'instant pris que les premières lignes allemandes, lancent un assaut pour avancer plus profondément. Toutefois, même s'ils y parviennent dans un premier temps, les Allemands ont reçu des renforts et ils sont finalement repoussés sur leur position de départ. Les Français resteront donc sur les premières lignes allemandes sans rien tenter de plus, et ce jusqu'à la mi-mars. Deux avions arrivent de Grande-Bretagne dans la zone du Delta du Rufiji, pour aider à traquer le croiseur allemand Koenigsberg qui y est toujours dissimulé. Il est décidé d'employer les troupes Australiennes et Néo-Zélandaises stationnées en Egypte pour l'opération dans les Dardanelles. Reims est bombardée.

Le "point X" aux Eparges, but de l'attaque plusieurs mois durant, que les Français ne parviendront jamais à prendre. © http://patrimoine-de-france.com

samedi 10 janvier 2015

10 janvier 1915 - Rationnement

A Crouy, les Français prennent deux lignes allemandes, et s'enfoncent même plus loin par endroit. Ils se retrouvent cernés et, faute de retraiter, se font massacrer sur place. En Allemagne, von Moltke remet à l'Empereur un rapport sur la situation économique du pays, très préoccupante. Des mesures de rationnement drastiques sont lancées en conséquence. Des mouvement ottomans sont observés sur le canal de Suez. 16 avions allemands tentent d'aller bombarder l'Angleterre, mais ils se perdent dans le brouillard et larguent finalement leurs bombes sur Dunkerque.

Les soldats du 11e bataillon d'infanterie australien posent sur la Grande Pyramide de Gizey le 10 janvier 1915. Australian War Memorial, domaine public.

mercredi 3 décembre 2014

03 décembre 1914 - Contre-offensive Serbe

Les Serbes lancent une contre-offensive générale dans la nuit contre la 5e armée autrichienne, qui se disloque et recule de plusieurs kilomètres en laissant de nombreux morts et prisonniers. La 6e armée, à Belgrade, termine sa manœuvre d'encerclement, mais il n'y a plus rien à encercler. Après la prise de Bassorah par les Britanniques, les Ottomans se sont retranchés à Qurna, plus au Nord. Les Indiens et Britanniques, soutenus par des canonnières sur l'Euphrate, tentent de les attaquer mais ne parviennent qu'à prendre quelques positions, sans briser les défenses. Le Japon demande à ce que l'Australie ne débarque pas sur des îles de l'hémisphère Nord dans le Pacifique ; la Grande-Bretagne accepte.

Une lettre datée du 3 décembre, écrite par Gustave Fabre, soldat originaire du Var, actuellement dans l'Oise. Cette lettre évoque plusieurs des problèmes courants du soldat : les lettres mettent énormément de temps à arriver (celle de sa femme a mis 6 semaines), les colis se perdent, et le moral est bas (il ne sait pas très bien pourquoi il se bat, il souhaite rentrer chez lui mais sait que la guerre durera longtemps). Il a heureusement reçu des habits d'hiver, ce qui est déjà une bonne chose. © http://memoires-de-guerres.var.fr

jeudi 16 octobre 2014

16 octobre 1914 - Bataille de l'Yser

Les Allemands ont rattrapé les Belges qui se replient dans le secteur de l'Yser. Le combat s'engage à Dixmude, à 15 km de la frontière. A La Bassée, et pendant cinq jours, les deux camps reçoivent des renforts importants et lancent des attaques, dont aucune ne remporte de succès décisif. A Messines, la cavalerie britannique lance une attaque générale sur la Lys. Les Allemands sont à 10 km de Varsovie, les Russes sont prêts à évacuer. Les premières unités néo-zélandaises quittent leur pays pour la France. Les Australiens feront de même le lendemain. Deux soldats français sont fusillés pour l'exemple.

Une carte postale datée du 16 octobre 1914 : Gustave Fabre, caporal à la 1ère division marocaine, et dans le civil négociant en bestiaux dans le Var, écrit environ deux fois par semaine à sa famille. A cette date, il se trouve à Verzenay, près de Reims. © http://memoires-de-guerres.var.fr
 

mercredi 17 septembre 2014

17 septembre 1914 - Nouvelle-Guinée

Sur le flanc Ouest du front, les Français attaquent depuis Soissons vers Noyon, pour essayer de tourner les Allemands. Mais ceux-ci ont pleinement conscience de la manœuvre et se sont renforcés dans le secteur. Von Falkenhayn prévoit également d'attaquer dans quelques jours à Saint-Mihiel, dans la Meuse, pour distraire les Français de leur stratégie de contournement. Sur le front Est, les Autrichiens ne peuvent plus faire face aux Russes, que ce soit en Pologne ou en Galicie, et retraitent partout. Les Allemands sont contraints de les aider en envoyant toute une armée en soutient pour stopper les Russes. Cette dispersion est d'autant plus préoccupante que, selon le plan Schlieffen, les opérations en France aurait du se terminer et permettre d'envoyer les troupes qui y étaient affectées contre les Russes, ce qui n'est de fait pas possible. En Nouvelle-Guinée, la place allemande de Toma se rend aux Australiens sans combat, et avec elle toute la colonie. 

Hermann Detzner, un lieutenant allemand pour le moins aventurier. A la capitulation de la Nouvelle-Guinée, il s'enfonce dans la jungle avec une vingtaine d'hommes et mènera une guérilla pendant toute la guerre. Il se rendra finalement le 5 janvier 1919, dans un grand uniforme impeccable. Ayant passé quatre années dans une zone totalement inexplorée, il publiera après la guerre un livre intitulé "Quatre ans chez les cannibales de Nouvelle-Guinée". La photo est issue de son ouvrage. DETZNER, Hermann, Vier jahre unter kannibalen, Berlin, A. Scherl, 1921, 338 p.

dimanche 14 septembre 2014

14 septembre 1914 - Paquebot contre paquebot

Les Français tentent d'attaquer les positions allemandes, notamment dans l'Aisne, mais ceux-ci sont bien retranchés et ne reculent globalement plus. Les Allemands évacuent Reims, mais la bombardent, notamment la cathédrale. Suite à l'échec de l'offensive sur la Marne, et à son état d'épuisement personnel, l'empereur Guillaume II remplace von Moltke par von Falkenhayn à la tête des armées allemandes. Dans l'Atlantique Sud, le navire britannique Carmania coule l'allemand Cap Trafalgar ; les deux sont d'anciens paquebots commerciaux, armés pour être convertis en croiseurs auxiliaires. Les Australiens, qui n'avaient pour l'instant pris qu'une île mineure de Nouvelle-Guinée allemande, débarquent sur l'île principale, et commencent à assiéger Toma, près de Rabaul avec 200 hommes, 1 canon et 1 croiseur en couverture, sans prendre de risques. L'amiral Graf von Spee arrive en vue des Samoa allemandes, occupées par les néo-zélandais peu entraînés et mal équipés, avec les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau ; il pourrait aisément reprendre la colonie, mais réalise que les Alliés reviendraient dès son départ, et repart sans perdre plus de temps.

Le RMS Carmania, au premier plan, coule le SMS Cap Trafalgar, au fond. Les deux étaient avant la guerre des paquebots transatlantiques, le premier de la Cunard Line et le second de la Hamburg Süd. L'armement ajouté sur le Cap Trafalgar, qui en fait un croiseur auxiliaire, est composé de deux canons de 105 mm et de six de 37 mm. Charles Dixon, Carmania sinking Cap Trafalgar off Trinidad, September 14, 1914, 1923, National Maritime Museum, domaine public.

jeudi 11 septembre 2014

11 septembre 1914 - Bita Paka

Les Français poursuivent les Allemands en retraite de l'Ourcq à Verdun, reprenant notamment Epernay et Châlons. A Nancy, les Français avancent péniblement : les Allemands ont fortifié leurs arrières avec de nombreuses tranchées bien garnies de mitrailleuses. Aux lacs Mazuriques, les Russes sont repoussés en commencent à entrevoir la possibilité d'être encerclés par les Allemands : ils doivent se replier vers l'Est le plus vite possible pour l'éviter. En Galicie, fin de la bataille de Lemberg, les Autrichiens ont perdu un tiers du million d'hommes qu'ils avaient engagés et doivent se replier profondément dans les Carpates. Les Russes capturent 120000 hommes et 400 canons. Bataille de Bita Paka : environ 500 australiens cherchent à capturer un poste radio allemand sur une île de Nouvelle-Guinée, lequel est défendu par 61 réservistes allemands et 240 membres de la police mélanésienne peu entraînés. A la différence des Samoa, les défenseurs résistent, et les australiens doivent combattre pour s'emparer du poste, avec des pertes des deux côtés.

Un soldat australien ayant participé à la prise de Bita Paka. Il est ici photographié avec sa mère le 14 août, à Sydney, alors qu'il s'embarque en direction des îles indonésiennes. Domaine public.

lundi 11 août 2014

11 août 1914 - Lagarde, mitrailleuses et cavalerie

A Liège, les Allemands concentrent leurs mortiers de 210 mm sur les forts d'Embourg, qui subit un pilonnage de dix heures, et d'Evegnée. Ce dernier, bombardé dès 6h le matin, perd sa dernière pièce lourde en début d'après-midi. Les hommes commencent à s'évanouir à cause du manque d'air, et la garnison se rend à 16h avec les honneurs militaires. Pendant ce temps, la 2e division de cavalerie allemande, plus avancée que le gros de l'armée, se heurte aux troupes belges positionnées à mi-chemin entre Liège et Bruxelles (soit à 40 km de chaque). En Lorraine, les Allemands lancent une contre-offensive depuis Metz. S'ensuit un combat à Lagarde, dans lequel les mitrailleuses des deux camps et une tactique dépassée provoquent encore une fois des ravages, en particulier sur la cavalerie ; les généraux refusent de s'en rendre compte et préfèrent accuser leurs hommes de lâcheté.

Un article paru dans le Melbourne Herald le 11 août 1914. L'Australie compte quelques clubs de tir féminins depuis le début du XXe siècle. Si la pratique des armes par les femmes est globalement mal vue, le premier ministre australien a indiqué dans un discours prononcé en mars 1914 qu'il était envisageable d'appeler celles-ci à combattre dans le cas où le pays serait envahi. © http://www.abc.net.au