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| Organisation d'une vente pour offrir des présents de Noël aux militaires blessés à Paris. Le pathos est mis en avant plus que la situation des blessés, avec la participation d'une adolescente de 13 ans amputée d'une jambe suite au lâcher d'une bombe par un Taube sur le 16e arrondissement le 27 septembre. Le Petit Parisien, 3 décembre 1914, p.4 ; © http://pages14-18.mesdiscussions.net |
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mercredi 10 décembre 2014
10 décembre 1914 - Débandade autrichienne
Les Serbes atteignent les rives de la Drina. Les Autrichiens traversent
précipitamment à la nage. Ils ne s'arrêteront qu'à Banat, derrière le
Danube. Les Autrichiens sont également défaits par les Russes dans la
région de Cracovie. Le maréchal allemand von der Goltz est envoyé en
Mésopotamie pour aider à réorganiser l'armée ottomane. Les français
planifient la première grande offensive pour percer le réseau de
tranchées allemand, à la fois dans l'Artois et en Champagne. Cependant, ils manquent d'artillerie lourde, et les conditions hivernales sont particulièrement difficiles.
vendredi 7 novembre 2014
07 novembre 1914 - Capitulation de Tsingtao
Deux armées autrichiennes traversent la Drina en force. Les Serbes sont
très largement inférieurs en nombre et à court de munitions, et doivent
reculer. Capitulation de Tsingtao face à l'assaut japonais. Les Alliés
ont perdu 2000 hommes, contre 700 pour les Allemands, mais ils ont
capturé 3600 soldats. Les Ottomans lancent leur contre-offensive contre
les Russes dans le Caucase. En Mésopotamie, les Indiens avancent vers le
fort de Fao en essuyant les tirs de celui-ci. Ils repoussent
l'infanterie ottomane mais doivent se retrancher en attendant que leur
artillerie lourde débarque.
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| Des marines allemands sur une position de repos pendant le siège de Tsingtao. © German Federal Archives, domaine public. |
jeudi 6 novembre 2014
06 novembre 1914 - Mésopotamie
Le général d'Urbal considère que l'offensive allemande sur Ypres est
brisée. En réalité, ceux-ci se préparent pour une grande offensive
quatre jours plus tard. Les Autrichiens bombardent lourdement plusieurs
villes Serbes le long de la Drina, en vue d'une offensive massive le
lendemain. Les Japonais lancent leur assaut contre la forteresse de
Tsingtao. Les Britanniques débarquent une brigade indienne à Fao en
Mésopotamie ottomane (actuellement en Irak), au fond du Golfe persique.
Il s'y trouve un fort, qui constitue le principal point d'appui ottoman
dans la région. Mise en place du blocus économique de l'Allemagne.
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| Le Royal Warwickshire Regiment est amené par bus en renfort sur le secteur d'Ypres. Ils traversent ici le village de Dickebusch, le 6 novembre. © http://www.iwm.org.uk |
jeudi 30 octobre 2014
30 octobre 1914 - Drapeaux
Sur l'Yser, les Allemands tentent à nouveau d'attaquer mais sans
résultat probant, à cause de l'inondation. Ils se replient dans la nuit.
A Ypres, les Allemands tentent d'exploiter leur succès pour percer
définitivement les lignes alliées : ils commencent à bombarder les
unités britanniques à 6h, lesquelles se retrouvent souvent isolées à se
battre seules pour leur survie. A 10h, les Allemands prennent
Zandvoorde, et ils continuent d'avancer le reste de la journée.
Ils font également pression le long de l'Aisne. Les Russes progressent
de nouveau en Galicie, et continuent en Pologne. Les Autrichiens
commencent à refaire quelques progrès face aux Serbes sur la Drina. Les
deux navires ottomans continuent à bombarder les ports Russes en mer
Noire, notamment Sébastopol. La Grande-Bretagne et la France durcissent
leurs relations diplomatiques avec ce pays et lui envoient un ultimatum.
En Afrique de l'Est, le croiseur corsaire allemand Königsberg s'était
dissimulé dans la rivière Rufiji depuis un mois, le temps d'amasser
assez de charbon pour rentrer en Allemagne ; les Britanniques le
localisent enfin le 30 octobre et s'organisent pour pouvoir le couler.
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| Sept drapeaux allemands pris depuis le début de la guerre sont exposés dans la chapelle des Invalides, à Paris. Photographie de presse, agence Rol. |
lundi 15 septembre 2014
15 septembre 1914 - Contre-attaques
Fin de la bataille de l'Aisne : les Français ne sont pas parvenus à
percer les lignes allemandes, et ceux-ci ont ramené des renforts
d'Alsace pour combler le ouvertures de leur ligne. Au contraire, les
Allemands contre-attaquent sur l'Aisne, bombardant Soissons, ainsi qu'en
Argonne. Sur le front de Prusse orientale, les Russes se préparent à
repousser les Allemands sur le Niemen. Les Serbes repoussent encore une
fois les Autrichiens au-delà de la Drina, sauf pour quelques têtes de pont.
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| Situation sur le front Est. La situation à la mi-septembre correspond globalement au trait rouge. Au Nord, les Russes sont repoussés au moins à la frontière après avoir avancé jusqu'à Tannenberg en Prusse orientale. Ils sont par contre encore bien avancés en Pologne, qui constitue une sorte de saillant, ainsi qu'en Galicie autrichienne. © http://www.robinsonlibrary.com |
dimanche 7 septembre 2014
07 septembre 1914 - Les fusillés du 327e
Maubeuge est prise aux deux tiers, et ne peut plus résister. A midi, les
Allemands refusent un armistice d'une journée et continuent le
bombardement, aussi le drapeau blanc est hissé à 21h30. La place a
résisté une dizaine de jours, immobilisant un corps d'armée allemand qui
fait défaut sur la Marne au même moment. Sur la Marne justement, l'aile
droite allemande, constituée par la Ière armée de von Kluck, est en
difficulté et peine à maintenir le contact avec
la deuxième armée de von Bülow plus à l'Est, lui-même menacé sur ses
ailes. Si le centre avance toujours, dans le marais de Saint-Gond,
l'aile gauche allemande est stoppée voire commence à retraiter dans le
secteur des Deux Morins. Point culminant de la bataille pour Nancy : si
certains résistent, d'autres secteurs français sont totalement enfoncés,
ce qui ouvre des brèches directes vers la ville dont les allemands ne
se rendent heureusement pas forcément compte. Les Autrichiens lancent
une nouvelle offensive contre les serbes sur la Drina, avec deux armées :
l'une des deux est repoussée mais la seconde parvient à prendre pied
sur le territoire serbe. Des opérations navales alliées débutent au
large du Cameroun, en vue d'un débarquement prévu pour la fin du mois.
Un transport de troupes australien en provenance des Samoa récemment
capturées approche de Nouvelle-Guinée allemande. Une escadre allemande
commandée par Graf von Spee endommage les câbles de communications
sous-marins britanniques dans le Pacifique. Affaire des fusillés du 327e
RI : la veille, quelques soldats ont cédé à un mouvement de panique
dans le marais de Saint-Gond. Sept d'entre eux ont été stoppés par un
général de brigade et fusillés le 7, sans véritable enquête. L'un
d'entre eux en sortira vivant et mourra au combat en juin 1915. Un seul
sera réhabilité, en 1926 ; tous sont indiqués comme "tués à l'ennemi"
sur leurs fiches militaires.
| La fiche de décès d'Alfred Delsarte, l'un des "fusillés du 327e". Sur cette fiche et sur elle seule, la mention "Tué à l'ennemi" a été rayée et remplacée par "Mort pour la France", mais il n'y a tout de même aucune mention de la cause réelle de sa mort, et il ne s'agit pas du soldat réhabilité. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr |
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mercredi 20 août 2014
20 août 1914 - Contre-attaque allemande
Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges
continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent
leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans
combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en
hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du
matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de
pertes dans certaines unités) et entament un repli général,
y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les
Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques
françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de
l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les
Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse
orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent
une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer
correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François
préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le
chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie
le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les
Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire
autrichien.
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| Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée. |
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mardi 19 août 2014
19 août 1914 - Neutralité américaine
En Belgique, les Allemands arrivent en vue de Namur. Celle-ci est
défendue par 9 forts, selon une organisation similaire à Liège, mais les
Allemands ont retenu la leçon et décident de les réduire directement à
l'artillerie lourde, sans tenter de coup de main. L'armée belge retraite
sur Anvers. Les français, après des combats maison par maison à
Dornach, reprennent Mulhouse. L'avance en Lorraine est par contre
stoppée, les IIIe et IVe armées étant arrivée sur les
lignes défensives allemandes bien défendues, à 20 km derrière la
frontière. Fin de la bataille du Cer, les Autrichiens sont vaincus et
doivent se replier derrière la Drina face à l'arrivée d'une colonne de
renforts serbe. Les Etats-Unis se déclarent neutres.
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| La déclaration de neutralité américaine, dans un discours prononcé par Woodrow Wilson devant le Congrès. © Wilson, Essential Writings and Speeches of the Scholar-president, 2006, pp.390-391. |
mardi 12 août 2014
12 août 1914 - Bataille des Casques d'argent
A Liège, l'artillerie lourde de siège est enfin arrivée, et peut
commencer à tirer en fin de journée : elle comprend les deux obusiers de
420 mm, ainsi que quatre canons de 305 mm prêtés par l'Autriche. Les
forts de Chaudfontaine, Fléron, Embourg et Pontisse sont pilonnés toute
la journée ; les deux premiers résistent, le troisième n'a plus aucune
artillerie à la tombée de la nuit, et le dernier tient bon mais reçoit
la première dizaine d'obus de 420 mm à partir
de 17h30. Bataille des Casques d'argent : en vue d'arrêter la
progression allemande vers Anvers, une force de cavalerie belge fait
sauter un pont sur la Gette à Haelen puis se retranche dans un bois, à
pied avec mitrailleuses et artillerie. Les dragons, cuirassiers et
uhlans allemands chargent sabre au clair et se font décimer huit fois de
suite, leurs casques jonchant le terrain après l'assaut donnant son nom
à la bataille. Cette fois, la leçon sera retenue et on ne verra plus de
grandes charges de cavalerie sur le front Ouest. En Pologne, Józef
Piłsudski prend la ville de Kielce à la tête de forces paramilitaires.
Il essaie de profiter de la guerre pour obtenir l'indépendance de la
Pologne alors aux mains des Russes. En Serbie, les Autrichiens passent
enfin la rivière Drina, qui marque la frontière Nord-Ouest du pays, pour
lancer une importante offensive. La Grande-Bretagne et la France
déclarent la guerre à l'Autriche.
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