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mercredi 10 décembre 2014

10 décembre 1914 - Débandade autrichienne

Les Serbes atteignent les rives de la Drina. Les Autrichiens traversent précipitamment à la nage. Ils ne s'arrêteront qu'à Banat, derrière le Danube. Les Autrichiens sont également défaits par les Russes dans la région de Cracovie. Le maréchal allemand von der Goltz est envoyé en Mésopotamie pour aider à réorganiser l'armée ottomane. Les français planifient la première grande offensive pour percer le réseau de tranchées allemand, à la fois dans l'Artois et en Champagne. Cependant, ils manquent d'artillerie lourde, et les conditions hivernales sont particulièrement difficiles.

Organisation d'une vente pour offrir des présents de Noël aux militaires blessés à Paris. Le pathos est mis en avant plus que la situation des blessés, avec la participation d'une adolescente de 13 ans amputée d'une jambe suite au lâcher d'une bombe par un Taube sur le 16e arrondissement le 27 septembre. Le Petit Parisien, 3 décembre 1914, p.4 ; © http://pages14-18.mesdiscussions.net

vendredi 7 novembre 2014

07 novembre 1914 - Capitulation de Tsingtao

Deux armées autrichiennes traversent la Drina en force. Les Serbes sont très largement inférieurs en nombre et à court de munitions, et doivent reculer. Capitulation de Tsingtao face à l'assaut japonais. Les Alliés ont perdu 2000 hommes, contre 700 pour les Allemands, mais ils ont capturé 3600 soldats. Les Ottomans lancent leur contre-offensive contre les Russes dans le Caucase. En Mésopotamie, les Indiens avancent vers le fort de Fao en essuyant les tirs de celui-ci. Ils repoussent l'infanterie ottomane mais doivent se retrancher en attendant que leur artillerie lourde débarque.

Des marines allemands sur une position de repos pendant le siège de Tsingtao. © German Federal Archives, domaine public.

jeudi 6 novembre 2014

06 novembre 1914 - Mésopotamie

Le général d'Urbal considère que l'offensive allemande sur Ypres est brisée. En réalité, ceux-ci se préparent pour une grande offensive quatre jours plus tard. Les Autrichiens bombardent lourdement plusieurs villes Serbes le long de la Drina, en vue d'une offensive massive le lendemain. Les Japonais lancent leur assaut contre la forteresse de Tsingtao. Les Britanniques débarquent une brigade indienne à Fao en Mésopotamie ottomane (actuellement en Irak), au fond du Golfe persique. Il s'y trouve un fort, qui constitue le principal point d'appui ottoman dans la région. Mise en place du blocus économique de l'Allemagne.

Le Royal Warwickshire Regiment est amené par bus en renfort sur le secteur d'Ypres. Ils traversent ici le village de Dickebusch, le 6 novembre. © http://www.iwm.org.uk

jeudi 30 octobre 2014

30 octobre 1914 - Drapeaux

Sur l'Yser, les Allemands tentent à nouveau d'attaquer mais sans résultat probant, à cause de l'inondation. Ils se replient dans la nuit. A Ypres, les Allemands tentent d'exploiter leur succès pour percer définitivement les lignes alliées : ils commencent à bombarder les unités britanniques à 6h, lesquelles se retrouvent souvent isolées à se battre seules pour leur survie. A 10h, les Allemands prennent Zandvoorde, et ils continuent d'avancer le reste de la journée. Ils font également pression le long de l'Aisne. Les Russes progressent de nouveau en Galicie, et continuent en Pologne. Les Autrichiens commencent à refaire quelques progrès face aux Serbes sur la Drina. Les deux navires ottomans continuent à bombarder les ports Russes en mer Noire, notamment Sébastopol. La Grande-Bretagne et la France durcissent leurs relations diplomatiques avec ce pays et lui envoient un ultimatum. En Afrique de l'Est, le croiseur corsaire allemand Königsberg s'était dissimulé dans la rivière Rufiji depuis un mois, le temps d'amasser assez de charbon pour rentrer en Allemagne ; les Britanniques le localisent enfin le 30 octobre et s'organisent pour pouvoir le couler.

Sept drapeaux allemands pris depuis le début de la guerre sont exposés dans la chapelle des Invalides, à Paris. Photographie de presse, agence Rol.

lundi 15 septembre 2014

15 septembre 1914 - Contre-attaques

Fin de la bataille de l'Aisne : les Français ne sont pas parvenus à percer les lignes allemandes, et ceux-ci ont ramené des renforts d'Alsace pour combler le ouvertures de leur ligne. Au contraire, les Allemands contre-attaquent sur l'Aisne, bombardant Soissons, ainsi qu'en Argonne. Sur le front de Prusse orientale, les Russes se préparent à repousser les Allemands sur le Niemen. Les Serbes repoussent encore une fois les Autrichiens au-delà de la Drina, sauf pour quelques têtes de pont.

Situation sur le front Est. La situation à la mi-septembre correspond globalement au trait rouge. Au Nord, les Russes sont repoussés au moins à la frontière après avoir avancé jusqu'à Tannenberg en Prusse orientale. Ils sont par contre encore bien avancés en Pologne, qui constitue une sorte de saillant, ainsi qu'en Galicie autrichienne. © http://www.robinsonlibrary.com

dimanche 7 septembre 2014

07 septembre 1914 - Les fusillés du 327e

Maubeuge est prise aux deux tiers, et ne peut plus résister. A midi, les Allemands refusent un armistice d'une journée et continuent le bombardement, aussi le drapeau blanc est hissé à 21h30. La place a résisté une dizaine de jours, immobilisant un corps d'armée allemand qui fait défaut sur la Marne au même moment. Sur la Marne justement, l'aile droite allemande, constituée par la Ière armée de von Kluck, est en difficulté et peine à maintenir le contact avec la deuxième armée de von Bülow plus à l'Est, lui-même menacé sur ses ailes. Si le centre avance toujours, dans le marais de Saint-Gond, l'aile gauche allemande est stoppée voire commence à retraiter dans le secteur des Deux Morins. Point culminant de la bataille pour Nancy : si certains résistent, d'autres secteurs français sont totalement enfoncés, ce qui ouvre des brèches directes vers la ville dont les allemands ne se rendent heureusement pas forcément compte. Les Autrichiens lancent une nouvelle offensive contre les serbes sur la Drina, avec deux armées : l'une des deux est repoussée mais la seconde parvient à prendre pied sur le territoire serbe. Des opérations navales alliées débutent au large du Cameroun, en vue d'un débarquement prévu pour la fin du mois. Un transport de troupes australien en provenance des Samoa récemment capturées approche de Nouvelle-Guinée allemande. Une escadre allemande commandée par Graf von Spee endommage les câbles de communications sous-marins britanniques dans le Pacifique. Affaire des fusillés du 327e RI : la veille, quelques soldats ont cédé à un mouvement de panique dans le marais de Saint-Gond. Sept d'entre eux ont été stoppés par un général de brigade et fusillés le 7, sans véritable enquête. L'un d'entre eux en sortira vivant et mourra au combat en juin 1915. Un seul sera réhabilité, en 1926 ; tous sont indiqués comme "tués à l'ennemi" sur leurs fiches militaires.

La fiche de décès d'Alfred Delsarte, l'un des "fusillés du 327e". Sur cette fiche et sur elle seule, la mention "Tué à l'ennemi" a été rayée et remplacée par "Mort pour la France", mais il n'y a tout de même aucune mention de la cause réelle de sa mort, et il ne s'agit pas du soldat réhabilité. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

mercredi 20 août 2014

20 août 1914 - Contre-attaque allemande

Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de pertes dans certaines unités) et entament un repli général, y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire autrichien.

Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée.

mardi 19 août 2014

19 août 1914 - Neutralité américaine

En Belgique, les Allemands arrivent en vue de Namur. Celle-ci est défendue par 9 forts, selon une organisation similaire à Liège, mais les Allemands ont retenu la leçon et décident de les réduire directement à l'artillerie lourde, sans tenter de coup de main. L'armée belge retraite sur Anvers. Les français, après des combats maison par maison à Dornach, reprennent Mulhouse. L'avance en Lorraine est par contre stoppée, les IIIe et IVe armées étant arrivée sur les lignes défensives allemandes bien défendues, à 20 km derrière la frontière. Fin de la bataille du Cer, les Autrichiens sont vaincus et doivent se replier derrière la Drina face à l'arrivée d'une colonne de renforts serbe. Les Etats-Unis se déclarent neutres.

La déclaration de neutralité américaine, dans un discours prononcé par Woodrow Wilson devant le Congrès. © Wilson, Essential Writings and Speeches of the Scholar-president, 2006, pp.390-391.

mardi 12 août 2014

12 août 1914 - Bataille des Casques d'argent

A Liège, l'artillerie lourde de siège est enfin arrivée, et peut commencer à tirer en fin de journée : elle comprend les deux obusiers de 420 mm, ainsi que quatre canons de 305 mm prêtés par l'Autriche. Les forts de Chaudfontaine, Fléron, Embourg et Pontisse sont pilonnés toute la journée ; les deux premiers résistent, le troisième n'a plus aucune artillerie à la tombée de la nuit, et le dernier tient bon mais reçoit la première dizaine d'obus de 420 mm à partir de 17h30. Bataille des Casques d'argent : en vue d'arrêter la progression allemande vers Anvers, une force de cavalerie belge fait sauter un pont sur la Gette à Haelen puis se retranche dans un bois, à pied avec mitrailleuses et artillerie. Les dragons, cuirassiers et uhlans allemands chargent sabre au clair et se font décimer huit fois de suite, leurs casques jonchant le terrain après l'assaut donnant son nom à la bataille. Cette fois, la leçon sera retenue et on ne verra plus de grandes charges de cavalerie sur le front Ouest. En Pologne, Józef Piłsudski prend la ville de Kielce à la tête de forces paramilitaires. Il essaie de profiter de la guerre pour obtenir l'indépendance de la Pologne alors aux mains des Russes. En Serbie, les Autrichiens passent enfin la rivière Drina, qui marque la frontière Nord-Ouest du pays, pour lancer une importante offensive. La Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Autriche.

Obusier de 420 mm type M, l'une des "Grosses Bertha", en action. La date et le lieu étant inconnu, il ne s'agit peut-être pas d'un des canons utilisés à Liège (il y aura douze obusiers de 420 mm au total, y compris type Gamma sur rail), mais il s'agit du même modèle. Domaine public.