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samedi 25 octobre 2014

25 octobre 1914 - Maître éclusier

Le roi des Belges Albert Ier prend la décision d’inonder totalement le secteur de l'Yser pour bloquer la progression allemande dans ce secteur. Il faut recourir au maître éclusier Karel Cogge, âgé de 60 ans, pour évaluer les possibilités techniques et manœuvrer les vannes. Les Allemands continuent leurs assauts sur toute la ligne de front de La Bassée à la mer, sans résultat. Ils retraitent totalement face aux Russes en Pologne. Les Ottomans, pour l'instant neutres, prévoient d'attaquer les ports russes en mer Noire d'ici peu de temps.

Le front Ouest le 25 octobre. Le front est complété, en particulier dans le secteur de l'Yser. Malgré les offensives de part et d'autre, il n'y aura plus aucun changement notable dans la ligne de front jusqu'au 21 mars 1918, date de la reprise de la guerre de mouvement sur une partie de la ligne, menant à la seconde bataille de la Marne. © http://www.carto1418.fr/


mardi 7 octobre 2014

07 octobre 1914 - Révolte de Maritz

Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements aux alentours du canal de La Bassée, dans les Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours, les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur. Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa, un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/


lundi 6 octobre 2014

06 octobre 1914 - Carte postale

A Anvers, les Allemands ont forcé les défenses de la Nèthe, avec une brèche de 26 km. Albert Ier décide de se replier sur l'Escaut. Les Allemands arrêtent définitivement leur offensive à Arras : la ligne s'est stabilisée, et les opérations se déroulent maintenant plus au Nord. Les Allemands se font en effet pressants vers Lille, et les Alliés se regroupent pour les stopper.

Une carte postale envoyée à sa famille par un soldat d'infanterie blessé. Celui-ci était cultivateur dans la Marne, près de Reims. Il a été blessé lors de la bataille de la Marne, envoyé à l'hôpital d'Albi d'où il écrit sa lettre, puis survivra à une autre blessure en 1917 et finalement à la guerre. Sa famille, dont il ignore la localisation, s'est réfugiée dans l'Ain pour fuir les combats. © http://www.europeana1914-1918.eu

dimanche 3 août 2014

03 août 1914 : France et Allemagne

A 7h, les Belges répondent par la négative à l'ultimatum allemand. L'armée allemande, qui n'a pourtant pas encore déclaré la guerre à la Belgique, y pénètre vers Aix-la-Chapelle. Le roi Albert Ier, à 11h, en réfère à la France et à la Grande-Bretagne censées garantir sa neutralité. Les anglais reçoivent la nouvelle en pleine séance du Conseil, et décident de mobiliser même s'ils ne déclarent pas immédiatement la guerre ; ils envoient un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de se retirer de Belgique. A 17h22, un avion allemand lâche 6 bombes sur Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, ne provoquant que des dégâts matériels. Peu après, l'Allemagne déclare la guerre à la France, sous le prétexte (inventé) qu'un avion français aurait bombardé Nuremberg. Les allemands prennent trois villes aux Russes, les Serbes et les Autrichiens continuent à s'affronter. Les anglais coupent les câbles de transmission sous-marins allemands, même si ceux-ci peuvent tout de même utiliser la TSF à longue portée.

Une des bombes lâchées sur Lunéville, qui n'a pas explosé. ©Le Mensonge du 3 Août 1914, 1917 ; cité par http://jmpicquart.pagesperso-orange.fr/

samedi 2 août 2014

02 août 1914 - Affiches

Le tsar déclare formellement la guerre à l'Allemagne, tandis que quelques escarmouches continuent entre les infanteries ainsi que des croiseurs des deux pays. Les troupes allemandes occupent le Luxembourg, et des patrouilles passent en quelques points la frontière française. Le gouvernement français proclame l'état de siège tandis que les dernières revendications pacifistes s'envolent, comme en Grande-Bretagne. La France coupe les lignes de chemin de fer en provenance d'Allemagne et de Belgique. Le Conseil britannique compte entrer en guerre si la Belgique est envahie. En attendant, il assure à la France que la flotte britannique protègera ses côtes dans tous les cas, et établit la censure militaire sur sa presse. A 20h, l'Allemagne envoie un ultimatum à la Belgique lui demandant la possibilité de traverser son territoire. Albert Ier, roi des Belges, réunit le Conseil avec l'intention de refuser. Des troupes sont mobilisées en Italie et au Canada. Signature d'un traité d'alliance secret germano-ottoman dirigé contre la Russie.

A Paris, la population prend connaissance des affiches de mobilisation. L'une d'elles à gauche annonce la réquisition des chevaux. Agence Rol, domaine public.