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samedi 10 janvier 2015

10 janvier 1915 - Rationnement

A Crouy, les Français prennent deux lignes allemandes, et s'enfoncent même plus loin par endroit. Ils se retrouvent cernés et, faute de retraiter, se font massacrer sur place. En Allemagne, von Moltke remet à l'Empereur un rapport sur la situation économique du pays, très préoccupante. Des mesures de rationnement drastiques sont lancées en conséquence. Des mouvement ottomans sont observés sur le canal de Suez. 16 avions allemands tentent d'aller bombarder l'Angleterre, mais ils se perdent dans le brouillard et larguent finalement leurs bombes sur Dunkerque.

Les soldats du 11e bataillon d'infanterie australien posent sur la Grande Pyramide de Gizey le 10 janvier 1915. Australian War Memorial, domaine public.

samedi 29 novembre 2014

29 novembre 1914 - Belgrade évacuée

Dans l'Argonne, les français ont repris quasiment tout le territoire conquis par les allemands en septembre et octobre. Belgrade est évacuée, les Autrichiens sont aux portes de la ville. Les sous-marins allemands font leur apparition devant Le Havre.

L'aviateur Adolphe Pégoud part en tournée de bombardement sur un Blériot XI. Il a fixé huit bombes sur son appareil, de chaque côté du fuselage au niveau des ailes. Pégoud avait été l'un des pionniers des figures acrobatiques en avion, démontrant en 1913 qu'il était possible de voler sur le dos ou encore de réaliser des loopings, et ayant testé le saut en parachute en cas d'avarie. Il sera le premier "As" de la guerre en juillet 1915, avec 6 avions abattus, et sera tué un mois après. Le Miroir, n°53, 29 novembre 1914, p.2 ; domaine public.

mercredi 13 août 2014

13 août 1914 - Chaudfontaine, Pontisse et Embourg

A Liège, l'artillerie de siège ne laisse plus aucune chance aux Belges ; l'obus de 420 mm monte à plus d'un kilomètre d'altitude avant de redescendre, ce qui lui donne assez de vitesse pour percer le béton non armé des forts, et détonne une seconde après l'impact, soit à l'intérieur de la fortification. A 10h30, un obus tombe sur la poudrière du fort de Chaudfontaine, le faisant exploser et capituler. Pontisse se rend à midi avec les honneurs : il a encaissé 43 obus de 420 mm et la garnison suffoque. Embourg n'a plus d'artillerie mais les Allemands mettent toute la journée à s'en apercevoir : le fort ne se rend qu'à 19h15, alors qu'il allait être pris d'assaut. Fléron et Lantin tiennent encore, mais n'ont eux aussi quasiment plus d'air ni d'artillerie. A Loncin, une voiture récupère les 11 millions de francs que le général Leman avait emporté avec lui et qui constituent le trésor belge ; elle est poursuivie par les uhlans mais parvient à s'échapper. Les Français, après avoir renforcé l'armée d'Alsace à Belfort, commencent lentement à attaquer à nouveau, en espérant fixer les troupes allemandes dans la région. Ceux-ci, de leur côté, progressent toujours en Lorraine et en Belgique. En Afrique, les britanniques bombardent à nouveau Dar-es-Salaam, et progressent au Togo. Quatre escadrons britanniques survolent la Manche pour se positionner en France.

Coupe du fort de Embourg. Il intègre ici les améliorations des années 1930 mais la structure générale est restée la même. La construction est moderne mais présente plusieurs défauts. Une partie importante des espaces de vie se situent dans les glacis, et il faut traverser le fossé à découvert pour y accéder, ce qui est suicidaire sous un bombardement, voire impossible si celui-ci est obstrué par des débris. Les tourelles sont solides, en acier, mais non rétractables. Plus important encore, le béton n'est pas armé et la ventilation est peu efficace, surtout lors d'un bombardement où se mêlent la fumée des explosions, celle des tirs des canons du fort, et la poussière provenant des murs secoués par les impacts. © http://www.clham.org

mercredi 6 août 2014

06 août 1914 - Drapeau blanc

A Liège, un petit détachement de la 34e brigade parvient à se faufiler dans la ville en fin de nuit et atteint le QG belge ; le général Leman parvient in extremis à s'échapper et va se réfugier dans le fort de Loncin. A 8h, la 14e brigade, la seule à avoir réellement percé sous les ordres de Ludendorff, s'établit à Jupille, à 3 km de Liège. Ceci permet de bombarder la citadelle qui hisse le drapeau blanc au bout de deux heures. Bien que les forts continuent à se défendre, les troupes belges occupant Liège quittent la ville. Quelques affrontements ont lieu en territoire français face au Luxembourg, les Allemands avançant jusqu'à Longwy. Les Autrichiens sont à Obrenovac, à 25 km de Belgrade, mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Français et Britanniques envahissent le Togo allemand. Le parlement britannique débloque 100 millions de livres pour envoyer un corps expéditionnaire en France.

Des fantassins belges au combat vers Herstal. La date de la photo n'est pas connue mais il est possible qu'il s'agisse des combats contre la 34e brigade allemande le 6 août. ©Le Miroir, n°38, 16 août 1914, domaine public.

mardi 29 juillet 2014

29 juillet 1914 - Monitor

L'Autriche bombarde Belgrade via l'artillerie de sa flottille du Danube. Les serbes font sauter des ponts, empêchant l'infanterie autrichienne de passer le fleuve. Le chancelier allemand Bethmann-Hollweg essaie de conserver la neutralité anglaise, mais ceux-ci répondent que ce ne sera pas possible en cas de guerre. Cependant, Grey propose la même possibilité d'arrêt à Belgrade qu'avait exprimé Guillaume II précédemment. Bethmann essaie donc de la transmettre à l'Autriche mais se voit débouté. Pendant ce temps, Guillaume II envoie une proposition de négociation à la Russie, sans que l'on sache si elle est vraiment sérieuse. Le chef d’État-major Moltke demande la mobilisation générale en Allemagne. Les anglais mettent leur flotte en alerte, ainsi que celle d'Extrême-Orient, tout comme les allemands. Le tsar donne l'ordre de mobilisation générale en Russie avant de revenir dessus le soir même. Poincaré et Viviani reviennent enfin en France.

Les cuirassés monitor SMS Temes, Bodrog et Szamos en route pour aller bombarder Belgrade. Vue d'artiste, le Temes étant arrivé avant les deux autres. ©http://www.cityofart.net/bship/sms_donau.html