En Pologne,les Allemands prennent Łódź, mais sont arrêtés une nouvelle
fois devant Varsovie, les Russes ayant préparé des retranchements à cet
endroit. Cette offensive s'arrête sans vraiment de vainqueur, les deux
armées ayant atteint une partie de leurs objectifs : les Russes ont
sauvé Varsovie, et les Allemands ont arrêté indirectement l'offensive en
Silésie. Les lignes autrichiennes sont totalement enfoncées, ceux-ci
reculent précipitamment en abandonnant
armes et matériel. Faute de mieux, ils essaient de se consolider autour
de Belgrade, sur le flanc serbe. Les Britanniques, ayant reçu des
renforts, relancent une attaque sur Qurna : encore une fois, ils
enlèvent les premières positions ottomanes mais ne parviennent pas à
percer.
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samedi 6 décembre 2014
mardi 11 novembre 2014
11 novembre 1914 - Diversion à Łódź
L'attaque allemande sur Ypres se concentre sur Nonnebosschen et le Bois
du Polygone, avec la prise de Dixmude par les Allemands. Les
Britanniques ont du abandonner leurs premières lignes et n'arrivent pas à
les reprendre, d'autant que certaines unités sont presque entièrement
anéanties, mais ils ont pu s'aménager des points de résistance en
arrière, que les Allemands ne parviennent pas à enlever. Hindenburg, qui a
pu rassembler ses troupes depuis une semaine,
lance une grande contre-offensive sur Łódź, en Pologne, pour briser
l'avance Russe. Il met en déroute tout un corps d'armée russe et capture
12000 prisonniers. Les Russes arrêtent en conséquence leur offensive en
Silésie pour pouvoir renforcer le front de Pologne. La retraite serbe
s'accentue, car ils ont sous-estimé les Autrichiens : même sans
contrôler les voies de chemin de fer, ceux-ci parviennent à faire
acheminer leur approvisionnement par route, et même leur artillerie
lourde. Les Serbes sont obligés de détruire les ponts derrière eux et
d'abandonner tout leur matériel lourd. La France essaie de leur faire
parvenir des fournitures et munitions. Dans le monde musulman, le Jihad
est déclaré contre les Alliés.
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| Des blessés autrichiens arrivent en gare de Ljubljana (actuellement en Slovénie), le 11 novembre. Ilustrirani glasnik, 17/12/1914. © http://sistory.eu |
jeudi 9 octobre 2014
09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers
L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant
simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les
Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières,
trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement
15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les
autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la
reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se
repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il
est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même
temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle
offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne
connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux
Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces
autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de
Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En
Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la
guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.
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| Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/ |
mercredi 24 septembre 2014
24 septembre 1914 - Przemyśl
Dans l'Aisne, en plus de n'avoir quasiment aucun résultat, l'offensive
tombe à court de munitions : elle en a tellement consommé qu'il ne sera
pas possible de continuer la guerre plus de deux semaines à ce rythme.
Des renforts allemands sont arrivés depuis la Lorraine en Picardie et
prennent Péronne, l'avance française est stoppée et les deux camps
s'enterrent : l'offensive est un échec. Saint-Mihiel est dans une
position critique : le fort du Camp des Romains,
bien que fortement défendu, est prêt à être pris d'assaut par les
Allemands. En Galicie, les Russes atteignent la forteresse autrichienne
de Przemyśl, actuellement en Pologne. Celle-ci est un verrou qui, s'il
tombe, permettra aux Russes de foncer sur la Silésie, région allemande
très industrielle. Il s'agira du plus long siège de la guerre, qui
durera jusqu'en mars 1915. Pour l'instant, les Russes attaquent
frontalement sans même attendre leur artillerie et se font décimer.
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| Plan de la forteresse de Przemyśl. La ville est entourée d'une soixantaine de fortifications de toutes tailles, en deux anneaux, reliées par un réseau complet de routes, et supportées par toutes les infrastructures logistiques nécessaires dans la ville. En bas, modélisation du fort I "Salis Soglio", situé au Sud-Est de la carte, au centre de la couronne de petits forts en vert clair. © http://www.przemysl.pl / http://wechselndeprojekte.de |
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