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| Compte-rendu de la journée pour la Xe armée française, dans le secteur de Béthune, tel que reporté dans le JMO du Groupe d'armées Nord. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ |
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jeudi 20 novembre 2014
20 novembre 1914 - Retranchements
Les Allemands commencent à se retrancher à Ypres. Les Serbes sont forcés
de retraiter sur la Kolubara. Ils évaluent la possibilité d'effectuer
un repli stratégique pour attirer les Autrichiens plus loin dans le
territoire et attaquer leurs flancs, mais ne sont pas en mesure de
réaliser une telle manœuvre.
dimanche 12 octobre 2014
12 octobre 1914 - Les spahis de Lille
A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en
direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans
succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer
non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers
Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne
reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et
bombardés par les Allemands, qui finissent
par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et
Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie :
ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer
significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée
contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le
gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé.
Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un
capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a
désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire.
Il a été réhabilité en 1922.
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| Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr |
vendredi 10 octobre 2014
10 octobre 1914 - Capitulation d'Anvers
Capitulation d'Anvers. Les Allemands, dépités, prennent la plus
importante place forte d'Europe, mais ne capturent pas un seul général,
et très peu d'hommes et de matériel : toutes les troupes se sont enfuies
à part celles des forts encore assiégés, et le matériel des autres
forts a été emporté ou saboté. De plus, les Allemands ont consommé
énormément de munitions : plus de 60000 coups, dont presque 20000
d'artillerie lourde contre seulement 8 forts. Dans les
Flandres, il ne reste qu'un espace d'environ 70 km qui ne soit pas
encore fixé. L'extrémité Sud est Béthune avec le secteur de La Bassée,
où les Britanniques se préparent à attaquer. A 25 km plus au Nord, des
mouvements ont lieu dans le secteur de Messines, le plus proche de Lille
et quasiment sur la frontière Belge. Les Allemands bombardent Lille.
Deux soldats français sont fusillés pour abandon de poste. Mort du roi
Carol Ier de Roumanie. Son neveu, Ferdinand Ier, lui succède. Carol
voulait entrer en guerre aux côtés des Empires centraux, avec lesquels
il avait signé un traité secret en ce sens en 1884 ; cependant, en 1914,
son gouvernement s'était opposé à son application en l'apprenant.
Ferdinand, lui, est originaire d'Allemagne et souhaite la victoire de
celle-ci, mais écoute son gouvernement et l'opinion publique qui veulent
entrer en guerre du côté des alliés, ce à quoi il se pliera de bonne
grâce en 1916.
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| Des civils belges fuyant Anvers attendent de pouvoir passer la frontière hollandaise. © http://horizon14-18.eu/ |
jeudi 9 octobre 2014
09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers
L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant
simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les
Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières,
trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement
15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les
autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la
reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se
repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il
est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même
temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle
offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne
connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux
Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces
autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de
Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En
Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la
guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.
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| Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/ |
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