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jeudi 28 mai 2015

28 mai 1915 - Labyrinthe

A Arras, les Français avancent dans le secteur du « labyrinthe », un ensemble de retranchements en forme de saillant. Les austro-allemands poursuivent leur avance sur Przemyśl.

Les tranchées allemandes du secteur du Labyrinthe. © http://gpierrepont.free.fr

dimanche 11 janvier 2015

11 janvier 1915 - Mafia Island

A Crouy, les français ont pris fermement position dans les tranchées allemandes capturées, que l'artillerie allemande bombarde sans succès. Toutefois, dans la nuit, les puits torrentielles font déborder l'Aisne et arrachent les ponts de bateaux qui reliaient la tête de pont, sur la rive Nord, à l'arrière. Dans le Caucase, l'armée ottomane atteint enfin ses positions de repli après quatre jours de marche. Pour aggraver la situation, les bateaux devant leur apporter des renforts et du ravitaillement sont coulés par une escadre russe dans la Mer Noire. A Mafia Island, les Britanniques repèrent les Allemands à 9h. Ceux-ci se rendent après 4h de combat ; l'affrontement fait trois morts en tout. Les Britanniques se serviront à terme de l'île pour installer une petite base d'aviation.

Carte actuelle de la côte tanzanienne. Mafia Island (de l'arabe "morfiyeh", "archipel", ou du kiswahili "mahali pa afya", "endroit sain") est située juste à l'embouchure de la rivière Rufiji, où s'est réfugié le Königsberg. Domaine public.

samedi 8 novembre 2014

08 novembre 1914 - Prise de Fao

L'armée russe occupe l'intégralité de la Pologne. Les Allemands sont sur une ligne de repli, mais ils ont au moins réussi à sauver les Autrichiens du désastre en focalisant l'attention des Russes. Les Autrichiens attaquent durement les Serbes en plusieurs points, et se retranchent au pied du mont Cer. Le Conseil serbe se réunit dans la journée et reconnaît que la situation est cette fois désespérée ; il décide toutefois de ne pas se rendre et en conséquence de continuer la lutte. En Mésopotamie, l'artillerie lourde britannique est arrivée. Celle-ci ouvre rapidement une brèche dans les murs du fort de Fao, dans laquelle s'engouffre la brigade indienne. La place tombe après 45 minutes de corps-à-corps, 300 Ottomans étant faits prisonniers. Les Britanniques peuvent à présent débarquer toute une division en sécurité et prendre sans résistance les villes du pourtour du Golfe persique. La prochaine étape est de progresser dans les terres en direction de Bagdad. Henri Bourgund est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Le champ de bataille de Mésopotamie. Fao est à l'extrémité Sud-Est de la carte, Bagdad à l'extrémité Nord-Ouest. Les opérations indiquées sont celles de la première moitié de l'année 1915. © http://histoiresmilitaires.blogspot.fr/

samedi 25 octobre 2014

25 octobre 1914 - Maître éclusier

Le roi des Belges Albert Ier prend la décision d’inonder totalement le secteur de l'Yser pour bloquer la progression allemande dans ce secteur. Il faut recourir au maître éclusier Karel Cogge, âgé de 60 ans, pour évaluer les possibilités techniques et manœuvrer les vannes. Les Allemands continuent leurs assauts sur toute la ligne de front de La Bassée à la mer, sans résultat. Ils retraitent totalement face aux Russes en Pologne. Les Ottomans, pour l'instant neutres, prévoient d'attaquer les ports russes en mer Noire d'ici peu de temps.

Le front Ouest le 25 octobre. Le front est complété, en particulier dans le secteur de l'Yser. Malgré les offensives de part et d'autre, il n'y aura plus aucun changement notable dans la ligne de front jusqu'au 21 mars 1918, date de la reprise de la guerre de mouvement sur une partie de la ligne, menant à la seconde bataille de la Marne. © http://www.carto1418.fr/


samedi 18 octobre 2014

18 octobre 1914 - Offensive sur Dixmude

Les Allemands débutent une offensive visant à repousser le front pour prendre les ports de Calais, Boulogne et Dunkerque, par lesquels sont acheminés les renforts anglais. Ils attaquent violemment au Sud d'Arras ainsi qu'entre Dixmude et la mer, et ce pendant 3 jours sans se soucier des pertes. Les alliés se défendent vigoureusement, lançant des contre-attaques et appuyés par des bateaux croisant au large. L'attaque britannique sur Messines est définitivement stoppée par les Allemands. A Armentières, le même scénario se déroulent, et les alliés commencent à s'enterrer. Des navires de guerre britanniques bombardent Ostende ; la flotte quitte Scapa Flow pour passer sur la côte Ouest de l'Ecosse. Les Autrichiens échouent à passer la rivière San en Galicie. Deux soldats sont fusillés pour mutilation volontaire alors qu'ils avaient été blessés au combat, et seront réhabilités en 1933 et 1934. L'un d'eux, François-Marie Laurent, n'a même pas pu tenter de se défendre puisqu'il ne parle que le breton.

Le front Ouest le 18 octobre. On aperçoit bien les deux armées allant jusqu'à la mer, avec les unités belge, en vert, à l'extrémité du front, et les Britanniques en orange autour d'Ypres. Les unités alliés semblent toutefois relativement désorganisées, alors qu'une importante armée allemande est massée juste devant. © http://www.carto1418.fr/


samedi 11 octobre 2014

11 octobre 1914 - Fusillé pour l'exemple

Dans les Flandres, les Britanniques attaquent dans le secteur de La Bassée, et s'établissent fermement autour de Béthune. Deux Taube survolent Paris et larguent des bombes, faisant 3 morts et 14 blessés. Face à l'avancée des austro-allemands, les Russes sont contraints de lever le siège de Przemyśl et de battre en retraite. Un sous-marin allemand coule le croiseur russe Pallada dans la Baltique. Le Nusa, un yacht armé australien, capture la canonnière allemande Komet en Nouvelle-Poméranie : il s'agit du dernier acte militaire dans les eaux autralasiennes. Jean-Julien Chapelant est fusillé pour l'exemple. Ce mitrailleur avait été blessé et capturé après une semaine de combats ininterrompus dans la Somme, mais était parvenu à s'enfuir et à regagner les lignes françaises ; il a été condamné à son retour pour "capitulation en rase campagne" et fusillé sur son brancard. Il a été déclaré "Mort pour la France" en 2012, mais jamais réhabilité officiellement. Le même jour est fusillé Ben Zineb Amar, tirailleur marocain, pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Le front Ouest le 11 octobre. On observe clairement le déroulement du front vers le Nord, dans les Flandres, avec des unités de cavalerie françaises (en bleu clair) et surtout des divisions britanniques (en orange). Celles-ci sont au contact des Allemands du 14e Corps d'Armée vers La Bassée, et les unités se préparent encore sur une vingtaine de kilomètres au Nord, jusqu'à Saint-Omer. A noter également la petite unité de spahis prise au piège à Lille, qui se rendra le lendemain. © http://www.carto1418.fr/

jeudi 9 octobre 2014

09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers

L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières, trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement 15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.

Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/

samedi 4 octobre 2014

04 octobre 1914 - Manifeste des 93

Les Belges retraitent à Anvers, essayant de bloquer les Allemands qui tentent de couper leur route de retraite. A Arras, les Français finissent par stopper l'avance allemande. Ceux-ci massent des troupes dans les Flandres, encore plus au Nord. Les Autrichiens commencent à contre-attaquer en Galicie. Publication du Manifeste des 93 en Allemagne. Il s'agit d'un plaidoyer signé par une très grande partie de l'élite intellectuelle Allemande (professeurs de toutes les disciplines, notamment le futur prix Nobel de physique Max Planck, et artistes en particulier) pour soutenir la politique militariste de leur pays. Ils y expriment leur soutient inconditionnel à leur pays dans tous les points "litigieux" du conflit à cette date, quitte à les nier purement et simplement : responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit, violation de la neutralité belge, atrocités sur civils, destruction gratuite de Louvain... Les Alliés, à l'Ouest comme à l'Est, en sont par contre chargés, et ne font quasiment plus partie du "monde civilisé", notamment parce qu'intégrant des troupes coloniales à leurs armées. Albert Einstein est l'une des quelques figures intellectuelles allemandes notables à refuser de signer.

Le front Ouest le 4 octobre. Le front est stabilisé, on note principalement l'avancée des deux belligérants vers le Nord, avec ici des mouvements extrêmes dans la région de Lille. © http://www.carto1418.fr/

samedi 20 septembre 2014

20 septembre 1914 - Zanzibar

Dans l'Aisne, une contre-attaque allemande permet à ceux-ci de reprendre pied sur le Chemin des Dames. Les Allemands attaquent violemment dans les Hauts-de-Meuse, prenant les réservistes français totalement par surprise ; ils avancent toute la journée sans rencontrer de résistance très sérieuse. Le bombardement de Reims et de sa cathédrale continue. Le croiseur allemand Königsberg est surpris en train de se réapprovisionner en charbon dans la port de Zanzibar par le croiseur britannique Pegasus, envoyé pour le détruire ; toutefois, les canons allemands ont une plus longue portée que les britanniques, et c'est le Pegasus qui coule.

Le front Ouest le 20 septembre. Le front est globalement stabilisé. Si les possibilités de contournement dans l'Aisne semblent évidentes, le manque de troupes pour l'effectuer l'est aussi. On devine également l'axe d'attaque allemand dans les Hauts-de-Meuse, formant un saillant de Metz vers Saint-Mihiel ; la représentation schématique pour les allemands ne permet pas de se rendre compte de la concentration de leurs forces, mais le manque de défenses françaises est flagrant. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 19 septembre 2014

19 septembre 1914 - Colonies

La VIe armée française continue de tenter d'envelopper le flanc de la ligne allemande, sans grand succès, d'autant que les munitions commencent à manquer par endroits. De son côté, von Falkenhayn donne l'ordre à toutes ses unités d'attaquer sur tout le front, avant de revenir dessus en s'apercevant que ses troupes sont épuisées et que personne ne bouge. Dans les Hauts-de-Meuse, les allemands se positionnent sans résistance pour leur offensive, il n'y a qu'une division de réserve et beaucoup d'intervalles vides côté français. Lüderitzbucht, en Afrique occidentale allemande, est prise par les forces sud-africaines qui y ont débarqué la veille. Les gouvernements français et britanniques garantissent aux Belges l'intégrité de leurs colonies.

Les colonies européennes en Afrique en 1914. On note en noir les quatre colonies allemandes, qui constituent les points-clés de la guerre sur ce continent. © http://sunnycv.com

mardi 16 septembre 2014

16 septembre 1914 - Stabilisation

Pas d'évolution notable sur le front français. Bien que l'ordre du jour demande encore d'attaquer, les troupes sont épuisées, et soit ne bougent pas significativement, soit essaient comme dans l'Aisne, mais sont contenues.

La "course à la mer" qui se prépare et durera pendant un mois. Le front le 16 septembre correspond aux lignes pleines, les différentes offensives de contournement des deux camps, qui commenceront le 17 et échoueront toutes, peuvent être observés au niveau des pointillés. On note, totalement isolées, la place de Maubeuge à la frontière franco-belge, qui s'est rendue depuis une semaine déjà, et près des Pays-Bas Anvers, où les Belges résistent encore. Gsl, domaine public.

lundi 15 septembre 2014

15 septembre 1914 - Contre-attaques

Fin de la bataille de l'Aisne : les Français ne sont pas parvenus à percer les lignes allemandes, et ceux-ci ont ramené des renforts d'Alsace pour combler le ouvertures de leur ligne. Au contraire, les Allemands contre-attaquent sur l'Aisne, bombardant Soissons, ainsi qu'en Argonne. Sur le front de Prusse orientale, les Russes se préparent à repousser les Allemands sur le Niemen. Les Serbes repoussent encore une fois les Autrichiens au-delà de la Drina, sauf pour quelques têtes de pont.

Situation sur le front Est. La situation à la mi-septembre correspond globalement au trait rouge. Au Nord, les Russes sont repoussés au moins à la frontière après avoir avancé jusqu'à Tannenberg en Prusse orientale. Ils sont par contre encore bien avancés en Pologne, qui constitue une sorte de saillant, ainsi qu'en Galicie autrichienne. © http://www.robinsonlibrary.com

samedi 13 septembre 2014

13 septembre 1914 - Positions défensives

Les Belges sont repoussés à l'intérieur de la place d'Anvers. Les Allemands, laissant Amiens aux Français, retraitent pour se fixer sur l’Aisne, la Vesle et la Suippe, mettant en place les premiers réseaux de tranchées. L'Argonne est un de leurs principaux points d'appui, notamment le plateau de Craonne connu sous le nom de Chemin des Dames. L'Aisne est un point crucial car il s'agit de l'extrémité occidentale de la ligne de front : les Alliés veulent en profiter pour passer plus à l'Ouest encore et contourner les lignes allemandes. Depuis Nancy, les Français reprennent Pont-à-Mousson sans combat et poussent jusqu'à la frontière allemande. Les Allemands se retranchent sur la Seille, fixant le front à cet endroit pour les quatre années suivantes. Fin de la bataille des lacs Mazuriques : les Russes sont parvenus à s'échapper, ayant perdu un quart de leur demi-million d'hommes. Ils sont donc repoussés en Russie, mettant fin à leur invasion de la Prusse orientale. Ils se replient dans des forts à la frontière, autour du Niemen et la situation se stabilise, mais l'avance Russe est toujours nette plus au Sud, en Pologne et surtout en Galicie. Premières attaques terrestres japonaises contre les Allemands à Tsingtao. Le Hela, un aviso allemand effectuant des entraînement en principe en sûreté au large de Heligoland, est coulé par le sous-marin britannique E-9 ; les Allemands effectueront désormais leurs exercices en Baltique. En France, première émission des bons de la défense nationale, des emprunts à 4% d'intérêt auprès du grand public, qui continueront jusqu'à la fin de la guerre.

Le front Ouest le 13 septembre. Les Allemands sont arrivés sur des positions de repli préparées à l'avance, les Français les poursuivant en ayant plus ou moins perdu le contact. On note des intervalles entre unités, signes de l'usure des troupes et de la nécessité de se reformer, et la position de trois divisions de cavalerie françaises (en bleu clair, vers Montdidier) menaçant le flanc Ouest des Allemands, sur l'Aisne. © http://www.carto1418.fr/

samedi 6 septembre 2014

06 septembre 1914 - Bataille de la Marne

Maubeuge est submergée : cinq forts tombent dans la journée et les Allemands sont aux portes de la ville. Les Français font sauter leur arsenal à 22h, même s'ils continuent à se battre. Alors que les Allemands atteignent Provins, le point le plus méridional de leur avance en France, la VIe armée française arrête sa progression sur une ligne allant de Bar-le-Duc à la Seine-et-Marne, et se prépare à lancer une contre-attaque d'importance. Dans son ordre du jour, Joffre demande à toutes les unités d'avancer, ou à défaut de tenir le terrain quitte à se faire tuer sur place, mais de ne plus reculer. La bataille de la Marne se divise en cinq fronts plus restreints, sur 225 km entre Paris et Verdun : d'Ouest en Est, l'Ourcq, les Deux Morins, les Marais de Saint-Gond, Vitry et Revigny. Selon les cas, les unités françaises sont toujours en train d'essayer de stopper les Allemands, ou commencent déjà à contre-attaquer. A Nancy, la plupart des attaques allemandes sont des échecs, surtout celles menées en masses compactes musique en tête et fauchées par les mitrailleuses. Seule une division française recule, ouvrant une brèche dangereuse. Les Serbes entrent en Autriche dans la région de Syrmia. Combats dans la plaine de Tsavo, à la frontière entre Afriques de l'Est britannique et allemande, actuellement au Kenya. Première bataille air-mer de l'histoire à Tsingtao : un hydravion japonais tente sans succès de bombarder deux navires allemands.

Le front Ouest le 6 septembre. L'arc de cercle entre Paris et Verdun, constituant l'avancée extrême allemande et donc la bataille de la Marne, est bien visible, de même que les possibilités françaises d'attaque sur les flancs. La situation est stable en Lorraine. On devine Maubeuge assiégée à le frontière franco-belge, qui a pour intérêt d'immobiliser tout un corps d'armée allemand, de même que les unités allemandes au Nord de la carte qui tentent de prendre Anvers. © http://www.carto1418.fr/

samedi 23 août 2014

23 août 1914 - Massacre de Dinant

Les Allemands pilonnent Namur toute la journée, et l'infanterie s'avance à partir de 10h. Deux des forts se rendent, totalement écrasés, et l'infanterie belge abandonne la ville que les Allemands investissent prudemment. En Belgique, les troupes françaises se replient de Charleroi, et les Britanniques de Mons. Il s'agit du premier engagement important des Britanniques, qui parviennent tout de même à repousser des Allemands supérieurs en nombre avant de décrocher. Les Allemands franchissent la Meuse. Joffre annonce que l'offensive va reprendre, après avoir désigné ses généraux comme coupables de l'échec, mais les unités doivent d'abord se reformer. Le Zeppelin Z8 est abattu au-dessus des Vosges. Des massacres de civils ont encore lieu : on compte en particulier 674 victimes à Dinant (plus qu'à Oradour-sur-Glane en 1944), y compris femmes et enfants, et 218 à Ethe. Début de la bataille de Krasnik entre Russes et Autrichiens en Galicie. Les Russes progressent quelque peu sur les Allemands en Prusse orientale. Les Serbes pilonnent la ville de Šabac. L'ultimatum envoyé le 15 août ayant expiré, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.

Le front Ouest le 23 août. Par rapport au 16 août, on note que si la situation n'a pas beaucoup bougé en Alsace, les Français ont largement reculé en Lorraine (dans la Trouée de Charmes), les deux armées sont au contact dans les Ardennes avec une amorce de recul français, et surtout la Belgique est presque entièrement traversée, les Allemands atteignant presque la frontière par endroits, et l'armée belge (en vert) n'existant pratiquement plus. © http://www.carto1418.fr/

samedi 16 août 2014

16 août 1914 - Chute de Liège

Les deux derniers forts de Liège, Hollogne et Flémalle, se rendent à 8h30 et 9h30 en apprenant la chute de Loncin. La ville est définitivement prise et les Allemands peuvent poursuivre leur mouvement à travers la Belgique. Toutefois, si elle démontre la capacité allemande à produire des armes révolutionnaires, la chute de Liège n'est pas un succès stratégique : ceux-ci ont une semaine de retard sur le plan Schlieffen et devraient déjà être en France, le délais permettant aux franco-britanniques de s'organiser. Des combats à Wavre entre Français et Allemands restent indécis, et la situation se maintient en Alsace. En Adriatique, le combat d'Antivari constitue première vraie bataille navale de la guerre. Le croiseur léger autrichien SMS Zenta, accompagné de trois autres bâtiments, est surpris par une armada d'une quarantaine de navires (cinq britanniques, les autres français), alors qu'il bombardait Antivari, au Monténégro. Le Zenta est coulé, les autres parviennent à s'enfuir ; l'escadre française cherchait une grande bataille contre la marine autrichienne mais ne parviendra jamais à l'obtenir. Début de la bataille du Cer entre Autriche et Serbie. Les Serbes ne cherchent pas à tout prix à défendre Belgrade mais prévoient plutôt les itinéraires de l'armée autrichienne en analysant leurs précédentes campagnes. Ils se placent en conséquence sur une position défensive avantageuse sur le mont Cer, et repoussent les premières vagues autrichiennes qui se présentent. Les Russes progressent en Prusse orientale, toujours sans rencontrer de résistance.

Le front Ouest le 16 août. Les Allemands sont en rouge, les Belges en vert, les Français en bleu (foncé pour l'infanterie, clair pour la cavalerie), et les Britanniques en orange. © http://www.carto1418.fr/