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dimanche 9 novembre 2014

09 novembre 1914 - Combat des îles Cocos

Les Russes, dans leur contre-attaque en Galicie, atteignent de nouveau Przemyśl et remettent le siège devant la place, sans tenter d'attaque frontale cette fois. Combat des îles Cocos : le croiseur corsaire allemand Emden, affichant à son tableau de chasse depuis le début de la guerre une vingtaine de navires, la plupart marchands, était devenu une priorité de la marine britannique. Celui-ci aborde aux îles Cocos pour refaire le plein de charbon et capturer la station radio qui s'y trouve ; les soldats britanniques n'ont rien pour se défendre mais parviennent à envoyer un SOS. Le croiseur australien HMAS Sydney, se trouvant non loin, se déroute pour se rendre compte de la situation et surprend le Emden. Il est nettement mieux armé et le pilonne en restant hors de portée : au bout de deux heures, le croiseur allemand s'échoue après avoir reçu une centaine de coups au but et 131 morts, contre 3 victimes côté australien. Il s'agit du premier engagement de la marine australienne, créée en 1911, et de la dernière action militaire d'importance en Océanie avant 1917.

Photographie australienne de l'épave du SMS Emden. Australian War Memorial, domaine public.

jeudi 30 octobre 2014

30 octobre 1914 - Drapeaux

Sur l'Yser, les Allemands tentent à nouveau d'attaquer mais sans résultat probant, à cause de l'inondation. Ils se replient dans la nuit. A Ypres, les Allemands tentent d'exploiter leur succès pour percer définitivement les lignes alliées : ils commencent à bombarder les unités britanniques à 6h, lesquelles se retrouvent souvent isolées à se battre seules pour leur survie. A 10h, les Allemands prennent Zandvoorde, et ils continuent d'avancer le reste de la journée. Ils font également pression le long de l'Aisne. Les Russes progressent de nouveau en Galicie, et continuent en Pologne. Les Autrichiens commencent à refaire quelques progrès face aux Serbes sur la Drina. Les deux navires ottomans continuent à bombarder les ports Russes en mer Noire, notamment Sébastopol. La Grande-Bretagne et la France durcissent leurs relations diplomatiques avec ce pays et lui envoient un ultimatum. En Afrique de l'Est, le croiseur corsaire allemand Königsberg s'était dissimulé dans la rivière Rufiji depuis un mois, le temps d'amasser assez de charbon pour rentrer en Allemagne ; les Britanniques le localisent enfin le 30 octobre et s'organisent pour pouvoir le couler.

Sept drapeaux allemands pris depuis le début de la guerre sont exposés dans la chapelle des Invalides, à Paris. Photographie de presse, agence Rol.

samedi 18 octobre 2014

18 octobre 1914 - Offensive sur Dixmude

Les Allemands débutent une offensive visant à repousser le front pour prendre les ports de Calais, Boulogne et Dunkerque, par lesquels sont acheminés les renforts anglais. Ils attaquent violemment au Sud d'Arras ainsi qu'entre Dixmude et la mer, et ce pendant 3 jours sans se soucier des pertes. Les alliés se défendent vigoureusement, lançant des contre-attaques et appuyés par des bateaux croisant au large. L'attaque britannique sur Messines est définitivement stoppée par les Allemands. A Armentières, le même scénario se déroulent, et les alliés commencent à s'enterrer. Des navires de guerre britanniques bombardent Ostende ; la flotte quitte Scapa Flow pour passer sur la côte Ouest de l'Ecosse. Les Autrichiens échouent à passer la rivière San en Galicie. Deux soldats sont fusillés pour mutilation volontaire alors qu'ils avaient été blessés au combat, et seront réhabilités en 1933 et 1934. L'un d'eux, François-Marie Laurent, n'a même pas pu tenter de se défendre puisqu'il ne parle que le breton.

Le front Ouest le 18 octobre. On aperçoit bien les deux armées allant jusqu'à la mer, avec les unités belge, en vert, à l'extrémité du front, et les Britanniques en orange autour d'Ypres. Les unités alliés semblent toutefois relativement désorganisées, alors qu'une importante armée allemande est massée juste devant. © http://www.carto1418.fr/


jeudi 9 octobre 2014

09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers

L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières, trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement 15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.

Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/

mardi 7 octobre 2014

07 octobre 1914 - Révolte de Maritz

Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements aux alentours du canal de La Bassée, dans les Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours, les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur. Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa, un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/


samedi 4 octobre 2014

04 octobre 1914 - Manifeste des 93

Les Belges retraitent à Anvers, essayant de bloquer les Allemands qui tentent de couper leur route de retraite. A Arras, les Français finissent par stopper l'avance allemande. Ceux-ci massent des troupes dans les Flandres, encore plus au Nord. Les Autrichiens commencent à contre-attaquer en Galicie. Publication du Manifeste des 93 en Allemagne. Il s'agit d'un plaidoyer signé par une très grande partie de l'élite intellectuelle Allemande (professeurs de toutes les disciplines, notamment le futur prix Nobel de physique Max Planck, et artistes en particulier) pour soutenir la politique militariste de leur pays. Ils y expriment leur soutient inconditionnel à leur pays dans tous les points "litigieux" du conflit à cette date, quitte à les nier purement et simplement : responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit, violation de la neutralité belge, atrocités sur civils, destruction gratuite de Louvain... Les Alliés, à l'Ouest comme à l'Est, en sont par contre chargés, et ne font quasiment plus partie du "monde civilisé", notamment parce qu'intégrant des troupes coloniales à leurs armées. Albert Einstein est l'une des quelques figures intellectuelles allemandes notables à refuser de signer.

Le front Ouest le 4 octobre. Le front est stabilisé, on note principalement l'avancée des deux belligérants vers le Nord, avec ici des mouvements extrêmes dans la région de Lille. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 3 octobre 2014

03 octobre 1914 - Offensive sur la Vistule

A Anvers, le fort de Kessel est évacué au matin, totalement ruiné après 2h30 de bombardement. Les Belges n'ont plus que leur artillerie de campagne et deux trains blindés. Des unités d'infanterie de marine britannique viennent renforcer les Belges à Anvers, accompagnés par Winston Churchill, premier lord de l’amirauté britannique. Les Français parviennent à ralentir et désorganiser la contre-attaque allemande à Arras. La cavalerie allemande prend position à Ypres. Les Autrichiens engagent les Russes sur la Vistule, début de la grande offensive vers Varsovie. Hindenburg, qui détient le commandement conjoint des forces austro-allemandes, n'a cependant aucune idée claire sur les forces qui se trouvent en face de lui. D'autre part, la retraite autrichienne en Galicie s'arrête enfin. Les britanniques commencent à mouiller des mines en mer du Nord. Les Japonais débarquent en Micronésie allemande. Un premier contingent canadien de 32000 hommes est mobilisé pour partir en Europe.

Un sous-marin en opération. Ceux-ci se déplacent en surface et ne plongent que lors des combats. Il s'agit ici de l'américain USS K-7, photographié le 3 octobre au large de San Francisco. Lancé en juin 1914, il mesure 150 m de long, avec un équipage de 28 hommes, et est propulsé par des moteurs Diesel-électriques lui permettant d'atteindre 26 km/h en surface et 19 km/h en plongée. Domaine public.

dimanche 28 septembre 2014

28 septembre 1914 - Croix noires

L'artillerie lourde commence à tirer sur quelques forts d'Anvers ; son effet est immédiat : au fort de Sint-Katelijne-Waver, le principal visé, les obus de 420 mm percent les 2,50 m de béton en endommagent fortement l'infrastructure. A Albert, les Français parviennent à stopper les Allemands et à établir une ligne défensive. Les Allemands appliquent pour la première fois la croix pattée - sur leurs avions, alors qu'ils se contentaient auparavant d'une bande noire sur l'aile. Les alliés n'ont pas encore de signe distinctif comparable. Les Russes avancent toujours en Pologne et en Galicie. La Turquie ferme le détroit des Dardanelles aux pays de l'Entente. A Tsingtao, la canonnière allemande Jaguar coule le croiseur japonais Takashio, dans une tentative pour briser le blocus du port. Les britanniques commencent les préparatifs pour envoyer une force, composée de soldats indiens, au Moyen-Orient. Procès des assassins de l'archiduc à Sarajevo.

Des soldats allemands transportent une aile de biplan sur laquelle apparaît la nouvelle croix pattée. La photographie a été prise à Saint-Quentin et n'est pas datée. Cet insigne restera en usage jusqu'en avril 1918, avant d'être remplacé par une "croix balkanique" aux branches droites qui servira jusqu'à l'adoption de l'emblème nazi. La croix pattée est de nouveau utilisée par l'armée allemande (de l'Ouest puis réunifiée) depuis 1955. © http://avaxnews.net/

samedi 27 septembre 2014

27 septembre 1914 - Siège d'Anvers

Les Allemands arrivent à distance de bombardement des premiers forts d'Anvers, le siège direct de la ville va pouvoir commencer. Cette place est considérée à l'époque comme la plus puissante au monde, avec deux ceintures de forts jusqu'à 9 km de la ville, mettant celle-ci hors d'atteinte d'un bombardement direct, et un millier de canons. Il y a au total 17 forts principaux dans la ceinture extérieure, avec des redoutes dans les intervalles, et 13 sur la ceinture intérieure. Cependant, les travaux ne sont pas achevés, et ils ont les mêmes défauts que la place de Liège : en particulier, le béton non armé résiste aux canons de 210 mm, mais pas au-dessus. La défense de la ville est assurée par 157000 hommes, capables d'effectuer des sorties ; les allemands sont 130000, avec 126 canons de 100 à 210 mm, et surtout 9 mortiers de 305 mm et 4 obusiers de 420 mm. Fin de la bataille de l'Aisne : les Allemands cessent leurs attaques et se retranchent définitivement, en particulier sur le plateau du Chemin des Dames, tellement imprenable qu'il ne sera de nouveau attaqué qu'en 1917 lors des offensives Nivelle, se soldant par une boucherie. Les Allemands continuent leur contre-offensive dans la Somme, et atteignent Thiepval. En Galicie, les Russes poussent en direction de Cracovie d'une part, des Carpates d'autre part. Les alliés prennent Duala, au Cameroun.

Le front Ouest le 27 septembre. Alors que la majorité du front est stable, on voit clairement se dessiner la "course à la mer" presque plein Nord qui se met en place au fur et à mesure des offensives de contournement avortées. On observe également l'avancée allemande dans la Meuse ayant créé le saillant de Saint-Mihiel, lequel a du même coup provoqué l'apparition d'un saillant français plus au Nord, celui de Verdun. © http://www.carto1418.fr/

mercredi 24 septembre 2014

24 septembre 1914 - Przemyśl

Dans l'Aisne, en plus de n'avoir quasiment aucun résultat, l'offensive tombe à court de munitions : elle en a tellement consommé qu'il ne sera pas possible de continuer la guerre plus de deux semaines à ce rythme. Des renforts allemands sont arrivés depuis la Lorraine en Picardie et prennent Péronne, l'avance française est stoppée et les deux camps s'enterrent : l'offensive est un échec. Saint-Mihiel est dans une position critique : le fort du Camp des Romains, bien que fortement défendu, est prêt à être pris d'assaut par les Allemands. En Galicie, les Russes atteignent la forteresse autrichienne de Przemyśl, actuellement en Pologne. Celle-ci est un verrou qui, s'il tombe, permettra aux Russes de foncer sur la Silésie, région allemande très industrielle. Il s'agira du plus long siège de la guerre, qui durera jusqu'en mars 1915. Pour l'instant, les Russes attaquent frontalement sans même attendre leur artillerie et se font décimer.

Plan de la forteresse de Przemyśl. La ville est entourée d'une soixantaine de fortifications de toutes tailles, en deux anneaux, reliées par un réseau complet de routes, et supportées par toutes les infrastructures logistiques nécessaires dans la ville. En bas, modélisation du fort I "Salis Soglio", situé au Sud-Est de la carte, au centre de la couronne de petits forts en vert clair. © http://www.przemysl.pl / http://wechselndeprojekte.de

mercredi 17 septembre 2014

17 septembre 1914 - Nouvelle-Guinée

Sur le flanc Ouest du front, les Français attaquent depuis Soissons vers Noyon, pour essayer de tourner les Allemands. Mais ceux-ci ont pleinement conscience de la manœuvre et se sont renforcés dans le secteur. Von Falkenhayn prévoit également d'attaquer dans quelques jours à Saint-Mihiel, dans la Meuse, pour distraire les Français de leur stratégie de contournement. Sur le front Est, les Autrichiens ne peuvent plus faire face aux Russes, que ce soit en Pologne ou en Galicie, et retraitent partout. Les Allemands sont contraints de les aider en envoyant toute une armée en soutient pour stopper les Russes. Cette dispersion est d'autant plus préoccupante que, selon le plan Schlieffen, les opérations en France aurait du se terminer et permettre d'envoyer les troupes qui y étaient affectées contre les Russes, ce qui n'est de fait pas possible. En Nouvelle-Guinée, la place allemande de Toma se rend aux Australiens sans combat, et avec elle toute la colonie. 

Hermann Detzner, un lieutenant allemand pour le moins aventurier. A la capitulation de la Nouvelle-Guinée, il s'enfonce dans la jungle avec une vingtaine d'hommes et mènera une guérilla pendant toute la guerre. Il se rendra finalement le 5 janvier 1919, dans un grand uniforme impeccable. Ayant passé quatre années dans une zone totalement inexplorée, il publiera après la guerre un livre intitulé "Quatre ans chez les cannibales de Nouvelle-Guinée". La photo est issue de son ouvrage. DETZNER, Hermann, Vier jahre unter kannibalen, Berlin, A. Scherl, 1921, 338 p.

jeudi 11 septembre 2014

11 septembre 1914 - Bita Paka

Les Français poursuivent les Allemands en retraite de l'Ourcq à Verdun, reprenant notamment Epernay et Châlons. A Nancy, les Français avancent péniblement : les Allemands ont fortifié leurs arrières avec de nombreuses tranchées bien garnies de mitrailleuses. Aux lacs Mazuriques, les Russes sont repoussés en commencent à entrevoir la possibilité d'être encerclés par les Allemands : ils doivent se replier vers l'Est le plus vite possible pour l'éviter. En Galicie, fin de la bataille de Lemberg, les Autrichiens ont perdu un tiers du million d'hommes qu'ils avaient engagés et doivent se replier profondément dans les Carpates. Les Russes capturent 120000 hommes et 400 canons. Bataille de Bita Paka : environ 500 australiens cherchent à capturer un poste radio allemand sur une île de Nouvelle-Guinée, lequel est défendu par 61 réservistes allemands et 240 membres de la police mélanésienne peu entraînés. A la différence des Samoa, les défenseurs résistent, et les australiens doivent combattre pour s'emparer du poste, avec des pertes des deux côtés.

Un soldat australien ayant participé à la prise de Bita Paka. Il est ici photographié avec sa mère le 14 août, à Sydney, alors qu'il s'embarque en direction des îles indonésiennes. Domaine public.

lundi 8 septembre 2014

08 septembre 1914 - Les Lacs Mazuriques

Sur la Marne, les Allemands sont repoussés au Nord de la Marne là où ils l'avaient franchie. En particulier, la jonction entre les 1ère et 2e armées allemandes, à l'Ouest, manque d'être enfoncée. Ils reculent également à l'extrémité Est. Ils sont par contre plus victorieux au centre, dans les marais de Saint-Gond. A Nancy, l'arrivée de renforts français permet de colmater les brèches, la route de Nancy se referme pour les allemands épuisés. En Prusse orientale, après avoir brisé la 2e armée russe au Sud lors de la bataille de Tannenberg, Hindenburg lance ses troupes contre le flanc de la 1ère armée au Nord : c'est le début de la bataille des lacs Mazuriques. En Galicie, par contre, les Russes continuent à repousser les Autrichiens depuis Lemberg en direction des Carpates.

Un cliché pris le 8 septembre 1914 en plein combat, avec les troupes britanniques à Signy-Signets, dans le secteur de l'Ourcq. On distingue au premier plan des hommes du Cameronians, un bataillon de fusiliers écossais, et à l'arrière-plan une batterie de canons 18-pounder. Domaine public.

mercredi 3 septembre 2014

03 septembre 1914 - Habemus papam

Deux aviateurs français découvrent que les Allemands ont infléchit leur route vers l'Est de Paris, délaissant ainsi le "camp retranché" de Paris. Leur lieutenant-colonel, qui se trouve être Alfred Dreyfus, les envoie prévenir directement l’État-major. Les Allemands sont sur la Marne et la passent à Château-Thierry. Offensive russe en Galicie orientale : prise de Lvov, ainsi que de Lemberg. Élection du pape Benoît XV, succédant à Pie X décédé le 20 août.

Annonce du général Gallieni, chargé de défendre Paris que l'on pensait jusqu'alors être l'objectif des Allemands. Photographie de presse, agence Rol.