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| Plan de la forteresse de Przemyśl. La ville est entourée d'une soixantaine de fortifications de toutes tailles, en deux anneaux, reliées par un réseau complet de routes, et supportées par toutes les infrastructures logistiques nécessaires dans la ville. En bas, modélisation du fort I "Salis Soglio", situé au Sud-Est de la carte, au centre de la couronne de petits forts en vert clair. © http://www.przemysl.pl / http://wechselndeprojekte.de |
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mercredi 24 septembre 2014
24 septembre 1914 - Przemyśl
Dans l'Aisne, en plus de n'avoir quasiment aucun résultat, l'offensive
tombe à court de munitions : elle en a tellement consommé qu'il ne sera
pas possible de continuer la guerre plus de deux semaines à ce rythme.
Des renforts allemands sont arrivés depuis la Lorraine en Picardie et
prennent Péronne, l'avance française est stoppée et les deux camps
s'enterrent : l'offensive est un échec. Saint-Mihiel est dans une
position critique : le fort du Camp des Romains,
bien que fortement défendu, est prêt à être pris d'assaut par les
Allemands. En Galicie, les Russes atteignent la forteresse autrichienne
de Przemyśl, actuellement en Pologne. Celle-ci est un verrou qui, s'il
tombe, permettra aux Russes de foncer sur la Silésie, région allemande
très industrielle. Il s'agira du plus long siège de la guerre, qui
durera jusqu'en mars 1915. Pour l'instant, les Russes attaquent
frontalement sans même attendre leur artillerie et se font décimer.
vendredi 22 août 2014
22 août 1914 - Triste record
Le jour le plus meurtrier de l'histoire française : 27000 morts en une seule journée, en grande majorité dans les Ardennes. A Namur, le bombardement des forts continue, alors que les troupes belges commencent à évacuer, mais les forts résistent bien. Les armées françaises sont totalement défaites sur les différents fronts : les Allemands prennent Lunéville (bataille de la Trouée de Charmes, en Lorraine, pour prendre les forts de Toul et Verdun à revers et progresser vers Paris en coupant l'armée française en deux), Longwy est en ruines et les différentes attaques françaises, à la baïonnette, échouent toutes quel que soit le secteur, en particulier dans les Ardennes et à Charleroi. Bataille de Rossignol : la 3e division coloniale française rencontre par hasard, en plein brouillard, deux divisions allemandes dans ce village près de Neufchâteau. Elle se fait hacher sur place en tentant de charger toute la journée, et en sort pratiquement anéantie, avec presque 12000 morts sur un effectif de 16000 hommes. Massacre de Tamines : dans ce village sur la Sambre, pendant la bataille de Charleroi, les Allemands exécutent près de 400 civils et brûlent 240 maisons. La bataille de Charleroi en général est perdue pour les français. A Dinant, les Allemands mettent le feu aux maisons, 2500 habitants fuient derrière les lignes françaises avec que celles-ci ne retraitent. En Pologne, Józef Piłsudski organise les volontaires pour combattre du côté autrichien.
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| Le journal de la 3e division d'infanterie coloniale pour les 22 et 23 août 1914, relatant les combats de Rossignol. © http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr |
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Józef Piłsudski,
Longwy,
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Lunéville,
Namur,
Neufchâteau,
Rossignol,
Tamines,
Toul,
Trouée de Charmes,
Verdun
jeudi 21 août 2014
21 août 1914 - Coup d'arrêt
A Namur, les forts sont bombardés toute la journée par l'artillerie
allemande, y compris les obusiers de 305 et 420 mm, recevant des
milliers de projectiles. Bien que les plus exposés perdent plusieurs
tourelles, tous tiennent bon. En Belgique, l'armée allemande progressant
vers le Sud et l'armée française venant à sa rencontre se trouvent près
de Charleroi ; les allemands s'établissent immédiatement sur de bonnes
positions. La même situation se répète dans les
Ardennes, à Longwy où les artilleurs allemands pilonnent leurs
homologues français, et Neufchâteau, avec quelques escarmouches dans un
épais brouillard. En Alsace, les Français approchent de Colmar, mais
l'avancée s'arrête car le flanc gauche est découvert, l'offensive en
Lorraine ayant tourné court. De fait, les armées décimées (elles ont
perdu plus de 20.000 hommes) y ont reculé d'une quinzaine de kilomètres
dans la journée, revenant sur la Meurthe et se préparant à détruire les
ponts derrière elles. Profitant de leur succès, les Serbes s'approchent
de la ville fortifiée de Šabac, sur leur territoire, pour la reprendre
aux Autrichiens. Les Allemands envahissent l'Afrique du Sud.
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| Une patrouille du 18e régiment de hussards britannique prend des informations auprès de la population de Mons. Domaine public. |
Libellés :
18th Royal Hussars,
305 mm,
420 mm,
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Charleroi,
Colmar,
fort,
Longwy,
Lorraine,
Meurthe,
Mons,
Namur,
Neufchâteau,
Šabac
mercredi 20 août 2014
20 août 1914 - Contre-attaque allemande
Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges
continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent
leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans
combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en
hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du
matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de
pertes dans certaines unités) et entament un repli général,
y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les
Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques
françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de
l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les
Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse
orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent
une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer
correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François
préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le
chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie
le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les
Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire
autrichien.
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| Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée. |
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Vosges
mardi 19 août 2014
19 août 1914 - Neutralité américaine
En Belgique, les Allemands arrivent en vue de Namur. Celle-ci est
défendue par 9 forts, selon une organisation similaire à Liège, mais les
Allemands ont retenu la leçon et décident de les réduire directement à
l'artillerie lourde, sans tenter de coup de main. L'armée belge retraite
sur Anvers. Les français, après des combats maison par maison à
Dornach, reprennent Mulhouse. L'avance en Lorraine est par contre
stoppée, les IIIe et IVe armées étant arrivée sur les
lignes défensives allemandes bien défendues, à 20 km derrière la
frontière. Fin de la bataille du Cer, les Autrichiens sont vaincus et
doivent se replier derrière la Drina face à l'arrivée d'une colonne de
renforts serbe. Les Etats-Unis se déclarent neutres.
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| La déclaration de neutralité américaine, dans un discours prononcé par Woodrow Wilson devant le Congrès. © Wilson, Essential Writings and Speeches of the Scholar-president, 2006, pp.390-391. |
lundi 18 août 2014
18 août 1914 - Femmes intellectuelles
Combats à Tirlemont, sur la Gette, en Belgique. Les Belges sont écrasés
sous le nombre et peuvent juste ralentir les Allemands en se faisant
décimer avant de se replier. En Lorraine, les Français prennent
Sarrebourg, coupant la ligne Strasbourg-Metz. Les allemands sont
toujours en position d'attente, bien retranchés. La bataille du Cer est
toujours indécise. A cette date, l'armée allemande déploie 2,4 millions
d'hommes, dont 1,7 millions sur le front Ouest. L'armée française compte elle aussi 1,7 millions de combattants, bien qu'une bonne partie soit encore gardée en réserve.
lundi 11 août 2014
11 août 1914 - Lagarde, mitrailleuses et cavalerie
A Liège, les Allemands concentrent leurs mortiers de 210 mm sur les
forts d'Embourg, qui subit un pilonnage de dix heures, et d'Evegnée. Ce
dernier, bombardé dès 6h le matin, perd sa dernière pièce lourde en
début d'après-midi. Les hommes commencent à s'évanouir à cause du manque
d'air, et la garnison se rend à 16h avec les honneurs militaires.
Pendant ce temps, la 2e division de cavalerie allemande, plus avancée
que le gros de l'armée, se heurte aux troupes belges
positionnées à mi-chemin entre Liège et Bruxelles (soit à 40 km de
chaque). En Lorraine, les Allemands lancent une contre-offensive depuis
Metz. S'ensuit un combat à Lagarde, dans lequel les mitrailleuses des
deux camps et une tactique dépassée provoquent encore une fois des
ravages, en particulier sur la cavalerie ; les généraux refusent de s'en
rendre compte et préfèrent accuser leurs hommes de lâcheté.
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| Un article paru dans le Melbourne Herald le 11 août 1914. L'Australie compte quelques clubs de tir féminins depuis le début du XXe siècle. Si la pratique des armes par les femmes est globalement mal vue, le premier ministre australien a indiqué dans un discours prononcé en mars 1914 qu'il était envisageable d'appeler celles-ci à combattre dans le cas où le pays serait envahi. © http://www.abc.net.au |
dimanche 10 août 2014
10 août 1914 - Affaire de Mangiennes
A Liège, les troupes s'installent dans la ville, tandis que les
batteries pilonnent les différents forts toute la journée, lesquels
répliquent quand ils le peuvent. En soirée, le fort de Pontisse est
méconnaissable mais tient toujours bon. Les deux canons de 420 mm
arrivent en Belgique. L'aviation française repère d'importantes colonnes
allemandes dans le Luxembourg belge. Dans les Ardennes françaises, une
bataille de rencontre à Mangiennes permet aux généraux français
de remarquer que les tirs de mitrailleuses ravagent les troupes à
découvert. En Alsace, les Français abandonnent définitivement Mulhouse
et se replient sur Belfort. Par contre, ils avancent en Lorraine,
occasionnant des combats entre avant-postes à Cirey. En Prusse
orientale, les Russes sont à Tilsit. Des troupes allemandes effectuent
des raids sur les colonies britanniques d'Afrique du Sud.
Libellés :
420 mm,
Afrique du Sud,
Ardennes,
Belfort,
Cirey,
L'Echo de Paris,
L'Humanité,
Liège,
Lorraine,
Luxembourg,
Mangiennes,
mitrailleuse,
Mulhouse,
Pontisse,
Tilsit
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