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mercredi 15 avril 2015

15 avril 1915 - Cigare

Raids aériens alliés importants sur Ostende et Freiburg. Les forces ottomanes retraitent en Mésopotamie.

Une bombe lancée d'un avion dans la nuit du 14 au 15, tombée sans exploser près de Charleville. © http://humanbonb.free.fr/

samedi 18 octobre 2014

18 octobre 1914 - Offensive sur Dixmude

Les Allemands débutent une offensive visant à repousser le front pour prendre les ports de Calais, Boulogne et Dunkerque, par lesquels sont acheminés les renforts anglais. Ils attaquent violemment au Sud d'Arras ainsi qu'entre Dixmude et la mer, et ce pendant 3 jours sans se soucier des pertes. Les alliés se défendent vigoureusement, lançant des contre-attaques et appuyés par des bateaux croisant au large. L'attaque britannique sur Messines est définitivement stoppée par les Allemands. A Armentières, le même scénario se déroulent, et les alliés commencent à s'enterrer. Des navires de guerre britanniques bombardent Ostende ; la flotte quitte Scapa Flow pour passer sur la côte Ouest de l'Ecosse. Les Autrichiens échouent à passer la rivière San en Galicie. Deux soldats sont fusillés pour mutilation volontaire alors qu'ils avaient été blessés au combat, et seront réhabilités en 1933 et 1934. L'un d'eux, François-Marie Laurent, n'a même pas pu tenter de se défendre puisqu'il ne parle que le breton.

Le front Ouest le 18 octobre. On aperçoit bien les deux armées allant jusqu'à la mer, avec les unités belge, en vert, à l'extrémité du front, et les Britanniques en orange autour d'Ypres. Les unités alliés semblent toutefois relativement désorganisées, alors qu'une importante armée allemande est massée juste devant. © http://www.carto1418.fr/


mercredi 15 octobre 2014

15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer

Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke est coulé par le sous-marin allemand U-9.

Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be

dimanche 12 octobre 2014

12 octobre 1914 - Les spahis de Lille

A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et bombardés par les Allemands, qui finissent par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie : ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé. Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire. Il a été réhabilité en 1922.

Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr

jeudi 9 octobre 2014

09 octobre 1914 - Evacuation d'Anvers

L'armée de campagne belge d'Anvers finit de quitter la ville, en menant simplement des actions de retardement en arrière-garde contre les Allemands. Les troupes de forteresses, qui partent en dernières, trouvent elles refuge aux Pays-Bas, la frontière se trouvant à seulement 15 km, même si elles y seront internées. Pendant ce temps, les autorités municipales prennent contact avec les Allemands en vue de la reddition de la place. Les Britanniques de l'Aisne se repositionnent au Nord de Béthune. Hindenburg atteint la Vistule, il est à moins de 20 km de Varsovie, son objectif. Il apprend dans le même temps d'un prisonnier que les Russes comptent lancer une nouvelle offensive en Silésie et veut hâter le pas. Cependant, les Allemands ne connaissent pas le terrain et manquent de renforts contrairement aux Russes, ils ont donc de plus en plus de mal à progresser. Les forces autrichiennes, aidées par les Allemands, arrivent de nouveau en vue de Przemyśl assiégée dans le cadre de leur contre-attaque en Galicie. En Afrique du Sud, les Boers révoltés, alliés aux Allemands, déclare la guerre aux Britanniques et commencent à rassembler des troupes.

Le passage emprunté par l'armée belge entre Anvers et les lignes françaises. Ce journal allemand montre, en bleu, les positions allemandes au soir du 10. Jusqu'au 9, il n'y a donc pas de troupes à l'Ouest d'Anvers, ce qui laisse encore aux Belges un large couloir le long de la mer, via Bruges et Ostende, pour rejoindre en train le Nord de la France. On note également la proximité des Pays-Bas par rapport à la ville. © http://pages14-18.mesdiscussions.net/

mardi 7 octobre 2014

07 octobre 1914 - Révolte de Maritz

Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements aux alentours du canal de La Bassée, dans les Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours, les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur. Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa, un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/