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lundi 26 janvier 2015

26 janvier 1915 - Fin de la révolte Chilembwe

Les Ottomans commencent leur marche d'approche dans le Sinaï. Au Nyasaland, les rebelles de Chilembwe attaquent et brûlent une mission catholique puis disparaissent vers la colonie portugaise voisine, pour une grande part déguisés en civils. Quand les forces gouvernementales arrivent, il n'y a plus personne et la rébellion s'est éteinte d'elle-même. Dans les jours suivants, ceux-ci brûlent l'église de Chilembwe, capturent environ 300 personnes et en pendent 40. Chilembwe lui-même sera abattu par une patrouille de police quelques jours plus tard. Le gouvernement exerce une répression poussée, en brûlant des huttes et des églises et en levant une taxe sur les régions touchées (peu importes l'allégeance des habitants). Toutefois, la révolte porte effectivement ses fruits et des réformes commencent à être entreprises, d'autant que la commission d'enquête conclut en 1916 que la principale cause de la révolte réside dans les mauvais traitement infligés à la population locale par les colons européens. Les progrès sont cependant très lents et la situation n'évolue au final pas significativement avant les années 1950. La France déclare qu'elle participera en cas d'opération britannique contre les Dardanelles.

Des partisans de Chilembwe sont emmenés en prison. Archives nationales du Malawi, domaine public.

jeudi 18 décembre 2014

18 décembre 1914 - Forte Roçadas

Nouveau coup de main allemand en Angola : 500 hommes attaquent le fort portugais de Forte Roçadas, à Naulila, tenu par quatre fois plus de Portugais. Ceux-ci, mal entraînés et commandés, se font décimer. Lorsqu'un obus fait exploser la réserve de munitions, et les portugais se replient de 70 km avec 69 morts, abandonnant toute la région en croyant être poursuivis. En réalité, les Allemands, qui n'ont eu que 12 morts, regagnent la frontière dès le lendemain. Les civils locaux en profitent pour récupérer des armes abandonnées dans le fort et s'en servir contre le régime colonial portugais. Les gains allemands sont en réalité également nuls : ce coup de main n'avait aucun intérêt, alors qu'ils étaient déjà en mauvaise posture dans leur propre colonie.

Des hommes de l'escadron de cavalerie polonais de Władysław Belina-Prażmowski, le 18 décembre. Celui-ci est un lieutenant qui a formé dès août un escadron afin de harceler les Russes, en vue de l'indépendance de la Pologne. Polish National Digital Archive, domaine public.

jeudi 4 décembre 2014

04 décembre 1914 - Les Martyrs de Vingré

Les Alliés tentent de lancer une offensive générale sur entre la mer du Nord et Verdun, en particulier à Ypres. Ils pensent profiter de leur supériorité numérique, les Allemands ayant du envoyer des troupes supplémentaires en Russie, mais les tranchées allemandes sont suffisamment bien conçues pour repousser tous les assauts. Les Serbes ont retrouvé le moral alors que les Autrichiens sont totalement débordés, ils reculent encore sous l'offensive qui continue. Les Allemands parviennent à progresser en Pologne. Une force expéditionnaire portugaise quitte Lisbonne pour l'Angola. Épisode des Martyrs de Vingré : un caporal et cinq soldats sont fusillés pour l'exemple. Lors d'une attaque allemande dans l'Aisne, le 27 novembre, 24 soldats s'étaient repliés dans une tranchée de seconde ligne sur ordre d'un sous-lieutenant, avant de reprendre leurs positions précédemment enlevées par les Allemands. Ils furent accusés d'abandon de poste en présence de l'ennemi, et le sous-lieutenant fut mis hors de cause, alors qu'il s'était replié le premier. Le 3 décembre, selon les directives du général Étienne de Villaret qui souhaitait redonner aux hommes le goût de l'obéissance, 6 des soldats furent tirés au sort, et fusillés le lendemain. Ils seront réhabilités en 1921 sous la pression de leurs veuves et anciens camarades. Le sous-lieutenant (seul officier à avoir été jugé pour son rôle dans une exécution) sera acquitté, et le général ne sera pas poursuivi.

Le monument aux martyrs de Vingré, dans le champ où ils ont été fusillés. Celui-ci date de 1925, on note le vocabulaire employé : leur innocence, l'identité des coupables ou encore l'absurdité de l'événement ne sont pas mentionnés, mais ils sont par contre censé être "tombés glorieusement". © http://crdp.ac-amiens.fr/

vendredi 31 octobre 2014

31 octobre 1914 - Statu-quo par inondation

L'inondation, couvrant avec un mètre d'eau sur une largeur de deux à trois kilomètres, interrompt définitivement les opérations dans le secteur de l'Yser ; celles-ci se déroulent à présent uniquement autour d'Ypres. Dans ce secteur, les Britanniques lancent des contre-attaques coûteuses mais qui leur permettent de se replier pour se reformer sur des lignes plus solides dans certains secteurs. Fin de la bataille de la Vistule : les Allemands ont été repoussés sur leurs positions de départ. Cet échec n'empêche pas Hindenburg, nommé au passage commandant de l'ensemble du front Est, de planifier une nouvelle attaque avec le même objectif, Varsovie, pour dans dix jours. Les Britanniques se préparent à intervenir contre l'Empire ottoman. A Tsingtao, les Japonais et Britanniques commencent à bombarder directement le fort et à creuser des tranchées d'approche. En Angola, les Allemands attaquent par surprise à la mitrailleuse un avant-poste portugais, tuant huit soldats et un civil. Il s'agit du premier acte d'hostilité manifeste dans cette région. Le croiseur britannique Hermès est coulé par un sous-marin dans le pas de Calais.

Avis de décès d'un chasseur alpin tué au combat dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines, le 31 octobre 1914. Comme on peut le constater, celui-ci n'a été envoyé, et donc la famille informée, qu'en janvier 1916. © http://www.romanshistorique.fr

dimanche 26 octobre 2014

26 octobre 1914 - Inondation

Sur l'Yser, la situation devient désespérée et l'artillerie belge n'a presque plus de munitions. Toutefois, suite à l'ouverture de nouvelles vannes, l’inondation générale débute et les Allemands commencent à s'enliser. Face à ce constat, ils décident de reporter leurs troupes sur Ypres pour lancer une grande attaque dès le lendemain. Les Allemands s'avancent discrètement en Angola portugais, alors que les Français progressent au Cameroun allemand.

Vue de l'écluse du Kattesas à Nieuport, actuellement hors-service, l'un des points-clés du dispositif de canaux de l'Yser et principal ouvrage à contrôler pour inonder la zone. © Marc Ryckaert, domaine public.

dimanche 19 octobre 2014

19 octobre 1914 - Course à la mer

Début de la "course à la mer" à proprement parler : il s'agit d'atteindre le plus vite possible des ports de Dunkerque, Boulogne-sur-Mer et Calais. Les alliés ont érigé pour se défendre des tranchées faites de sacs de terre, le terrain humide empêchant de creuser, par exemple à La Bassée. Les britanniques sont installés à Ypres, en Belgique ; ils sont peu nombreux mais il s'agit de soldats professionnels, qui peuvent tirer partie des possibilités de retranchement en zone urbaine. En face, les Allemands, pour pouvoir disposer d'une armée nombreuse (ils sont à 6 contre 1 par rapport aux Alliés), ont fait appel à de jeunes recrues (17 ans pour certains), inexpérimentées et qui attaqueront à terrain découvert. Les premières unités indiennes arrivent dans les Flandres. Un petit détachement allemand entre sans autorisation en Angola portugais et est arrêté.

Le champ de bataille du Nord de la France. Du Nord au Sud, on observe le secteur de l'Yser entre la mer et Reninghe (avec les zones inondées par l'armée française), puis le saillant d'Ypres, et enfin les secteurs avoisinant Lille avec Messines, Armentières à la frontière, avec La Bassée plus au Sud, qui n'apparaît pas sur la carte. MILLER, Francis, The Story of the Great War, Volume III, domaine public.

mercredi 1 octobre 2014

01 octobre 1914 - Offensive d'Arras

A Anvers, les Allemands prennent sans combat le fort de Sint-Katelijne-Waver qui avait été évacué. Ailleurs, les Belges ont fortifié leurs positions et tiennent bon malgré les assauts et le bombardement. L'attaque de la nouvelle armée rassemblée à Arras est lancée. Les Français progressent efficacement en direction de Douai. Toutefois, trois corps d'armée allemands sont prêts à contre-attaquer. Au saillant de Saint-Mihiel, les Français parviennent à détruire les ponts que les Allemands avaient jeté sur la Meuse. Les troupes britanniques commencent à quitter l'Aisne, à présent stabilisée, pour se repositionner plus au Nord. Les Russes font pression sur les Allemands au niveau du Niemen. Des renforts Portugais arrivent en Angola, pour prévenir une attaque allemande.

Une batterie russe participant au siège de Przemyśl, le 1er octobre. © http://avaxnews.net