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| Des conscrits de la classe 1915 quittent Paris vers le front, le 19 décembre. © http://www.parisenimages.fr |
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vendredi 19 décembre 2014
19 décembre 1914 - Bataille de Givenchy
Bataille de Givenchy : dans le cadre des opérations entourant
l'offensive de Champagne, une division indienne déclenche de violents
combats dans le secteur de La Bassée et capture deux lignes de tranchées
allemandes. En Egypte, les Britanniques, qui ont proclamé leur
protectorat il y a quelques jours, déposent le sultan et nomment Hussein
Kamel Pasha à la place. Ils instituent également une assemblée qui a
pour but de limiter ses pouvoirs. La garnison autrichienne de Przemyśl
tente une sortie, sans succès.
samedi 25 octobre 2014
25 octobre 1914 - Maître éclusier
Le roi des Belges Albert Ier prend la décision d’inonder totalement le
secteur de l'Yser pour bloquer la progression allemande dans ce secteur.
Il faut recourir au maître éclusier Karel Cogge, âgé de 60 ans, pour
évaluer les possibilités techniques et manœuvrer les vannes. Les
Allemands continuent leurs assauts sur toute la ligne de front de La
Bassée à la mer, sans résultat. Ils retraitent totalement face aux
Russes en Pologne. Les Ottomans, pour l'instant neutres, prévoient d'attaquer les ports russes en mer Noire d'ici peu de temps.
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| Le front Ouest le 25 octobre. Le front est complété, en particulier dans le secteur de l'Yser. Malgré les offensives de part et d'autre, il n'y aura plus aucun changement notable dans la ligne de front jusqu'au 21 mars 1918, date de la reprise de la guerre de mouvement sur une partie de la ligne, menant à la seconde bataille de la Marne. © http://www.carto1418.fr/ |
jeudi 23 octobre 2014
23 octobre 1914 - Bousculade sur l'Yser
Les français sont malmenés sur tous les points dans le secteur de
l'Yser. Ils reculent également à La Bassée. Les Russes avancent de
nouveau clairement sur l'ensemble du front polonais. Un nouveau
manifeste allemand est publié, signé par 3000 professeurs allemands.
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| Une carte postale tamponnée le 23 octobre, aux Arcs, dans le Var. Même dans cette région éloignée de la guerre, on envoie des cartes postales patriotiques. © http://memoires-de-guerres.var.fr |
lundi 20 octobre 2014
20 octobre 1914 - Bataille d'Ypres
Les Allemands débutent une grande offensive à Ypres, avec cinq corps
d'armée. Les franco-britanniques, nettement moins nombreux et ayant
eux-mêmes reçu l'ordre d'attaquer, ne sont pas du tout préparés à se
défendre et se font tailler en pièces, des unités entières disparaissant
dans la bataille. Des combats importants ont lieu autour d'Arras et de
La Bassée. Les Russes repoussent les Allemands dans la boucle de la
Vistule. Le sous-marin allemand U-17 coule le navire marchand
britannique Glitra, premier bâtiment civil victime de la guerre. A cette
date, les Allemands ont fait environ 300000 prisonniers sur tous les
fronts, dont la moitié de Français et un tiers de Russes.
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| Des soldats autrichiens à Samok, en Galicie, le 20 octobre. Domaine public. |
dimanche 19 octobre 2014
19 octobre 1914 - Course à la mer
Début de la "course à la mer" à proprement parler : il s'agit
d'atteindre le plus vite possible des ports de Dunkerque,
Boulogne-sur-Mer et Calais. Les alliés ont érigé pour se défendre des
tranchées faites de sacs de terre, le terrain humide empêchant de
creuser, par exemple à La Bassée. Les britanniques sont installés à
Ypres, en Belgique ; ils sont peu nombreux mais il s'agit de soldats
professionnels, qui peuvent tirer partie des possibilités de retranchement
en zone urbaine. En face, les Allemands, pour pouvoir disposer d'une
armée nombreuse (ils sont à 6 contre 1 par rapport aux Alliés), ont fait
appel à de jeunes recrues (17 ans pour certains), inexpérimentées et
qui attaqueront à terrain découvert. Les premières unités indiennes
arrivent dans les Flandres. Un petit détachement allemand entre sans
autorisation en Angola portugais et est arrêté.
jeudi 16 octobre 2014
16 octobre 1914 - Bataille de l'Yser
Les Allemands ont rattrapé les Belges qui se replient dans le secteur de
l'Yser. Le combat s'engage à Dixmude, à 15 km de la frontière. A La
Bassée, et pendant cinq jours, les deux camps reçoivent des renforts
importants et lancent des attaques, dont aucune ne remporte de succès
décisif. A Messines, la cavalerie britannique lance une attaque générale
sur la Lys. Les Allemands sont à 10 km de Varsovie, les Russes sont
prêts à évacuer. Les premières unités néo-zélandaises
quittent leur pays pour la France. Les Australiens feront de même le
lendemain. Deux soldats français sont fusillés pour l'exemple.
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| Une carte postale datée du 16 octobre 1914 : Gustave Fabre, caporal à la 1ère division marocaine, et dans le civil négociant en bestiaux dans le Var, écrit environ deux fois par semaine à sa famille. A cette date, il se trouve à Verzenay, près de Reims. © http://memoires-de-guerres.var.fr |
mercredi 15 octobre 2014
15 octobre 1914 - Jusqu'à la mer
Les troupes britanniques et allemandes entrent réellement en contact
dans le secteur de Messines. Il apparaît assez clairement que les
offensives qui se déroulent entre La Bassée et Ypres ne donnent pas de
résultats importants. Au Nord d'Ypres, les armées Belges en retraite
occupent une portion de front non encore stabilisée, mais qui atteint la
mer : la ligne de front est donc presque complétée de la Suisse à la
mer du Nord. En Belgique, les Allemands ont atteint
la côte, et capturé Ostende et Zeebrugge. En Pologne, les Allemands
stoppés et les Russes se battent pour Varsovie. A Tsingtao, les
non-combattants sont autorisés à quitter la ville, la situation commence
à devenir critique pour les Allemands. Le croiseur britannique Hawke
est coulé par le sous-marin allemand U-9.
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| Un détachement d'infanterie de marine allemand défile dans Ostende. © http://www.rtbf.be |
mardi 14 octobre 2014
14 octobre 1914 - Hauts-fourneaux
Les Britanniques continuent d'attaquer dans le secteur de La Bassée,
mais avec peu de succès et beaucoup de pertes. L'offensive fonctionne
mieux à Messines, au Nord. A la poursuite des Belges, les Allemands
atteignent Bruges.
dimanche 12 octobre 2014
12 octobre 1914 - Les spahis de Lille
A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en
direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans
succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer
non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers
Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne
reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et
bombardés par les Allemands, qui finissent
par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et
Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie :
ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer
significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée
contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le
gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé.
Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un
capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a
désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire.
Il a été réhabilité en 1922.
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| Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr |
samedi 11 octobre 2014
11 octobre 1914 - Fusillé pour l'exemple
Dans les Flandres, les Britanniques attaquent dans le secteur de La
Bassée, et s'établissent fermement autour de Béthune. Deux Taube
survolent Paris et larguent des bombes, faisant 3 morts et 14 blessés.
Face à l'avancée des austro-allemands, les Russes sont contraints de
lever le siège de Przemyśl et de battre en retraite. Un sous-marin
allemand coule le croiseur russe Pallada dans la Baltique. Le Nusa, un
yacht armé australien, capture la canonnière allemande
Komet en Nouvelle-Poméranie : il s'agit du dernier acte militaire dans
les eaux autralasiennes. Jean-Julien Chapelant est fusillé pour
l'exemple. Ce mitrailleur avait été blessé et capturé après une semaine
de combats ininterrompus dans la Somme, mais était parvenu à s'enfuir et
à regagner les lignes françaises ; il a été condamné à son retour pour
"capitulation en rase campagne" et fusillé sur son brancard. Il a été
déclaré "Mort pour la France" en 2012, mais jamais réhabilité
officiellement. Le même jour est fusillé Ben Zineb Amar, tirailleur
marocain, pour abandon de poste en présence de l'ennemi.
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| Le front Ouest le 11 octobre. On observe clairement le déroulement du front vers le Nord, dans les Flandres, avec des unités de cavalerie françaises (en bleu clair) et surtout des divisions britanniques (en orange). Celles-ci sont au contact des Allemands du 14e Corps d'Armée vers La Bassée, et les unités se préparent encore sur une vingtaine de kilomètres au Nord, jusqu'à Saint-Omer. A noter également la petite unité de spahis prise au piège à Lille, qui se rendra le lendemain. © http://www.carto1418.fr/ |
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vendredi 10 octobre 2014
10 octobre 1914 - Capitulation d'Anvers
Capitulation d'Anvers. Les Allemands, dépités, prennent la plus
importante place forte d'Europe, mais ne capturent pas un seul général,
et très peu d'hommes et de matériel : toutes les troupes se sont enfuies
à part celles des forts encore assiégés, et le matériel des autres
forts a été emporté ou saboté. De plus, les Allemands ont consommé
énormément de munitions : plus de 60000 coups, dont presque 20000
d'artillerie lourde contre seulement 8 forts. Dans les
Flandres, il ne reste qu'un espace d'environ 70 km qui ne soit pas
encore fixé. L'extrémité Sud est Béthune avec le secteur de La Bassée,
où les Britanniques se préparent à attaquer. A 25 km plus au Nord, des
mouvements ont lieu dans le secteur de Messines, le plus proche de Lille
et quasiment sur la frontière Belge. Les Allemands bombardent Lille.
Deux soldats français sont fusillés pour abandon de poste. Mort du roi
Carol Ier de Roumanie. Son neveu, Ferdinand Ier, lui succède. Carol
voulait entrer en guerre aux côtés des Empires centraux, avec lesquels
il avait signé un traité secret en ce sens en 1884 ; cependant, en 1914,
son gouvernement s'était opposé à son application en l'apprenant.
Ferdinand, lui, est originaire d'Allemagne et souhaite la victoire de
celle-ci, mais écoute son gouvernement et l'opinion publique qui veulent
entrer en guerre du côté des alliés, ce à quoi il se pliera de bonne
grâce en 1916.
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| Des civils belges fuyant Anvers attendent de pouvoir passer la frontière hollandaise. © http://horizon14-18.eu/ |
mardi 7 octobre 2014
07 octobre 1914 - Révolte de Maritz
Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le
gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des
reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils
bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule
pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de
refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements
aux alentours du canal de La Bassée, dans les
Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les
Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont
arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours,
les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en
Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En
Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres
des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la
situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette
fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute
proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur.
Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa,
un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de
l'ennemi.
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| Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/ |
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