Premières actions françaises en Champagne et dans les Flandres, les
résultats sont très limités. Les Britanniques progressent en
Mésopotamie, atteignant la ville de Kotur.
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dimanche 14 décembre 2014
lundi 1 décembre 2014
01 décembre 1914 - Entrée à Belgrade
Les Autrichiens entrent dans Belgrade, célébrant leur victoire à Vienne,
sous les applaudissements allemands. Quant aux serbes, ils sont 60000 à
s'être repliés un peu plus loin, militaires et civils, et accueillent
la nouvelle sans sourciller puisqu'il s'agit d'une manœuvre préparée :
il est clair que les lignes d'approvisionnement autrichiennes sont trop
distendues, et leur armée trop éparpillée. Le roi George V vient visiter
les troupes britanniques sur le continent.
dimanche 19 octobre 2014
19 octobre 1914 - Course à la mer
Début de la "course à la mer" à proprement parler : il s'agit
d'atteindre le plus vite possible des ports de Dunkerque,
Boulogne-sur-Mer et Calais. Les alliés ont érigé pour se défendre des
tranchées faites de sacs de terre, le terrain humide empêchant de
creuser, par exemple à La Bassée. Les britanniques sont installés à
Ypres, en Belgique ; ils sont peu nombreux mais il s'agit de soldats
professionnels, qui peuvent tirer partie des possibilités de retranchement
en zone urbaine. En face, les Allemands, pour pouvoir disposer d'une
armée nombreuse (ils sont à 6 contre 1 par rapport aux Alliés), ont fait
appel à de jeunes recrues (17 ans pour certains), inexpérimentées et
qui attaqueront à terrain découvert. Les premières unités indiennes
arrivent dans les Flandres. Un petit détachement allemand entre sans
autorisation en Angola portugais et est arrêté.
samedi 11 octobre 2014
11 octobre 1914 - Fusillé pour l'exemple
Dans les Flandres, les Britanniques attaquent dans le secteur de La
Bassée, et s'établissent fermement autour de Béthune. Deux Taube
survolent Paris et larguent des bombes, faisant 3 morts et 14 blessés.
Face à l'avancée des austro-allemands, les Russes sont contraints de
lever le siège de Przemyśl et de battre en retraite. Un sous-marin
allemand coule le croiseur russe Pallada dans la Baltique. Le Nusa, un
yacht armé australien, capture la canonnière allemande
Komet en Nouvelle-Poméranie : il s'agit du dernier acte militaire dans
les eaux autralasiennes. Jean-Julien Chapelant est fusillé pour
l'exemple. Ce mitrailleur avait été blessé et capturé après une semaine
de combats ininterrompus dans la Somme, mais était parvenu à s'enfuir et
à regagner les lignes françaises ; il a été condamné à son retour pour
"capitulation en rase campagne" et fusillé sur son brancard. Il a été
déclaré "Mort pour la France" en 2012, mais jamais réhabilité
officiellement. Le même jour est fusillé Ben Zineb Amar, tirailleur
marocain, pour abandon de poste en présence de l'ennemi.
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| Le front Ouest le 11 octobre. On observe clairement le déroulement du front vers le Nord, dans les Flandres, avec des unités de cavalerie françaises (en bleu clair) et surtout des divisions britanniques (en orange). Celles-ci sont au contact des Allemands du 14e Corps d'Armée vers La Bassée, et les unités se préparent encore sur une vingtaine de kilomètres au Nord, jusqu'à Saint-Omer. A noter également la petite unité de spahis prise au piège à Lille, qui se rendra le lendemain. © http://www.carto1418.fr/ |
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vendredi 10 octobre 2014
10 octobre 1914 - Capitulation d'Anvers
Capitulation d'Anvers. Les Allemands, dépités, prennent la plus
importante place forte d'Europe, mais ne capturent pas un seul général,
et très peu d'hommes et de matériel : toutes les troupes se sont enfuies
à part celles des forts encore assiégés, et le matériel des autres
forts a été emporté ou saboté. De plus, les Allemands ont consommé
énormément de munitions : plus de 60000 coups, dont presque 20000
d'artillerie lourde contre seulement 8 forts. Dans les
Flandres, il ne reste qu'un espace d'environ 70 km qui ne soit pas
encore fixé. L'extrémité Sud est Béthune avec le secteur de La Bassée,
où les Britanniques se préparent à attaquer. A 25 km plus au Nord, des
mouvements ont lieu dans le secteur de Messines, le plus proche de Lille
et quasiment sur la frontière Belge. Les Allemands bombardent Lille.
Deux soldats français sont fusillés pour abandon de poste. Mort du roi
Carol Ier de Roumanie. Son neveu, Ferdinand Ier, lui succède. Carol
voulait entrer en guerre aux côtés des Empires centraux, avec lesquels
il avait signé un traité secret en ce sens en 1884 ; cependant, en 1914,
son gouvernement s'était opposé à son application en l'apprenant.
Ferdinand, lui, est originaire d'Allemagne et souhaite la victoire de
celle-ci, mais écoute son gouvernement et l'opinion publique qui veulent
entrer en guerre du côté des alliés, ce à quoi il se pliera de bonne
grâce en 1916.
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| Des civils belges fuyant Anvers attendent de pouvoir passer la frontière hollandaise. © http://horizon14-18.eu/ |
mercredi 8 octobre 2014
08 octobre 1914 - Passage de l'Escaut
A Anvers, les Allemands jettent des ponts sur l'Escaut et commencent à
la traverser. La seconde ligne de forts ne permettant pas aux Belges de
résister efficacement, ils décident d'abandonner progressivement la
ville. Les britanniques et les premières troupes Belges partent de nuit
vers la côte pour regagner les lignes du Nord de la France, tandis que
les troupes de forteresses continuent à tenir comme elles le peuvent en
s'appuyant sur les quelques forts restants.
Foch est nommé commandant des forces alliées dans les Flandres. Les
britanniques effectuent un nouveau raid aérien en Allemagne, sur les
mêmes bases de Zeppelin déjà attaquées précédemment. Les Russes sont
repoussés de Hongrie. Le sous-marin britannique E.9 coule le destroyer
allemand S.126.
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| Carte postale allemande, en date du 4 mai 1915, évoquant les combats sur l'Escaut du 8 octobre 1914. Domaine public. |
mardi 7 octobre 2014
07 octobre 1914 - Révolte de Maritz
Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le
gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des
reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils
bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule
pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de
refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements
aux alentours du canal de La Bassée, dans les
Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les
Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont
arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours,
les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en
Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En
Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres
des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la
situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette
fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute
proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur.
Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa,
un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de
l'ennemi.
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| Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/ |
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samedi 4 octobre 2014
04 octobre 1914 - Manifeste des 93
Les Belges retraitent à Anvers, essayant de bloquer les Allemands qui
tentent de couper leur route de retraite. A Arras, les Français
finissent par stopper l'avance allemande. Ceux-ci massent des troupes
dans les Flandres, encore plus au Nord. Les Autrichiens commencent à
contre-attaquer en Galicie. Publication du Manifeste des 93 en
Allemagne. Il s'agit d'un plaidoyer signé par une très grande partie de
l'élite intellectuelle Allemande (professeurs de toutes
les disciplines, notamment le futur prix Nobel de physique Max Planck,
et artistes en particulier) pour soutenir la politique militariste de
leur pays. Ils y expriment leur soutient inconditionnel à leur pays dans
tous les points "litigieux" du conflit à cette date, quitte à les nier
purement et simplement : responsabilité de l'Allemagne dans le
déclenchement du conflit, violation de la neutralité belge, atrocités
sur civils, destruction gratuite de Louvain... Les Alliés, à l'Ouest
comme à l'Est, en sont par contre chargés, et ne font quasiment plus
partie du "monde civilisé", notamment parce qu'intégrant des troupes
coloniales à leurs armées. Albert Einstein est l'une des quelques
figures intellectuelles allemandes notables à refuser de signer.
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| Le front Ouest le 4 octobre. Le front est stabilisé, on note principalement l'avancée des deux belligérants vers le Nord, avec ici des mouvements extrêmes dans la région de Lille. © http://www.carto1418.fr/ |
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