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mercredi 20 août 2014

20 août 1914 - Contre-attaque allemande

Les Allemands déploient leur artillerie devant Namur. Les Belges continuent leur repli sur Anvers, alors que les Allemands commencent leur mouvement tournant vers le Sud, prenant au passage Bruxelles sans combat. En Lorraine, les Allemands reposés, plus nombreux et placés en hauteur contre-attaquent violemment à Sarrebourg et Morhange à 4h du matin, à 11h les unités françaises sont en déroute (plus de 90% de pertes dans certaines unités) et entament un repli général, y compris de nuit. Les deux armées se rencontrent également dans les Ardennes, où les Allemands sont bien retranchés : les attaques françaises échouent avec de fortes pertes, notamment à cause de l'artillerie allemande. La même situation se répète également dans les Vosges, notamment au Petit Donon. Bataille de Gumbinnen en Prusse orientale. Les Allemands, encouragés par leur précédent succès, lancent une nouvelle attaque précipitée, sans avoir pris le temps de se préparer correctement. L'artillerie lourde russe fait un carnage et von François préfère reculer largement, même si son armée n'est pas poursuivie. Le chef d’État-major von Moltke, furieux de cette retraite générale, confie le commandement de cette armée à Hindenburg secondé par Ludendorff. Les Serbes pourchassent les Autrichiens au-delà de la Drina, en territoire autrichien.

Un train d'artillerie allemand traverse Bruxelles. © http://www.sambre-marne-yser.be, collection privée.

dimanche 17 août 2014

17 août 1914 - Bataille de Stallupönen

Les Français progressent en Lorraine, prenant Château-Salins ; certaines attaques se font dans le vide, les Allemands ayant déjà reculé sur des positions plus favorables. La bataille du Cer continue, les contre-attaques serbes sont repoussées. Bataille de Stallupönen, premier engagement sur le front oriental. Le général von François, commandant les maigres troupes allemandes, désobéit aux ordres lui disant d'éviter l'affrontement avec les Russes et de reculer en cas d'attaque, ce qu'il avait fait jusque-là. La bataille est assez incertaine mais marque le point de départ de la contre-offensive allemande. Le gouvernement belge quitte Bruxelles pour Anvers.

Des soldats allemands sur la place Saint-Lambert à Liège, peu après la prise de la ville. © Bibliothèque Ulysse Capitaine, domaine public.

lundi 11 août 2014

11 août 1914 - Lagarde, mitrailleuses et cavalerie

A Liège, les Allemands concentrent leurs mortiers de 210 mm sur les forts d'Embourg, qui subit un pilonnage de dix heures, et d'Evegnée. Ce dernier, bombardé dès 6h le matin, perd sa dernière pièce lourde en début d'après-midi. Les hommes commencent à s'évanouir à cause du manque d'air, et la garnison se rend à 16h avec les honneurs militaires. Pendant ce temps, la 2e division de cavalerie allemande, plus avancée que le gros de l'armée, se heurte aux troupes belges positionnées à mi-chemin entre Liège et Bruxelles (soit à 40 km de chaque). En Lorraine, les Allemands lancent une contre-offensive depuis Metz. S'ensuit un combat à Lagarde, dans lequel les mitrailleuses des deux camps et une tactique dépassée provoquent encore une fois des ravages, en particulier sur la cavalerie ; les généraux refusent de s'en rendre compte et préfèrent accuser leurs hommes de lâcheté.

Un article paru dans le Melbourne Herald le 11 août 1914. L'Australie compte quelques clubs de tir féminins depuis le début du XXe siècle. Si la pratique des armes par les femmes est globalement mal vue, le premier ministre australien a indiqué dans un discours prononcé en mars 1914 qu'il était envisageable d'appeler celles-ci à combattre dans le cas où le pays serait envahi. © http://www.abc.net.au

lundi 4 août 2014

04 août 1914 : Grande-Bretagne et Allemagne

En Belgique, les Allemands arrivent devant les forts de Liège, appuyés par l'armée placée dans les intervalles, qui ne comptent pas se rendre. Deux avions allemands survolent Bruxelles dans la nuit. En Algérie française, les croiseurs allemands Goeben et Breslau bombardent respectivement Philippeville et Bône, tuant 21 personnes. La Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne pour violation de la neutralité belge. Les députés français votent à l'unanimité les crédits de guerre en appelant à l'"Union sacrée", de même que leurs homologues allemands, y compris les socialistes dans les deux camps.

Réquisition des tombereaux de Paris, le 4 août 1914. Photographie de presse, agence Rol, domaine public.