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mardi 10 mars 2015

10 mars 1915 - Bataille de Neuve-Chapelle

Bataille de Neuve-Chapelle, dans l'Artois. Les Britanniques tentent de percer les lignes allemandes pour progresser en direction de Lille ; les français étaient censés effectuer des attaques de soutien, qui ont été annulées. Pour la première fois, des photographies aériennes sont effectuées sur 1,4 km de profondeur, les cartes correspondantes étant distribuées à toutes les unités. Malgré les mauvaises conditions climatiques, l'aviation britannique gagne rapidement la maîtrise aérienne et commence à bombarder les réserves et chemins de fer allemands. L'attaque commence par une demi-heure de bombardement qui bouleverse les tranchées allemandes, suivi d'un assaut à 8h, avec une bonne moitié d'unités indiennes, qui se déroule plutôt bien. La première ligne allemande est enlevée en une heure, à part dans un secteur qui n'a pas été attaqué, les unités d'assaut s'étant trompé de direction. Neuve-Chapelle, l'objectif, est prise à 10h, mais le manque de moyens de communications, l'absence d'initiative des commandants sur le terrain (qui ont bien la carte mais ne savent pas quoi faire avec si aucun ordre ne vient de leurs supérieurs), et la présence de nids de résistance allemands, font que la brèche est impossible à exploiter. Second assaut allemand au mont Zwinin.

Un nid de mitrailleuse fortifié allemand à Neuve-Chapelle. Celui-ci n'a pas été endommagé par le premier bombardement et a infligé des pertes sévères au 2e Scottish Rifles. Il n'a été détruit par un tir de mortier que lors d'un second bombardement. © http://www.gutenberg-e.org

dimanche 12 octobre 2014

12 octobre 1914 - Les spahis de Lille

A La Bassée, les Britanniques continuent d'attaquer de Béthune en direction de Givenchy. Les Allemands essaient de contre-attaquer, sans succès ; toutefois, les Britanniques ne peuvent plus beaucoup avancer non plus. Plus au Nord, à Messines, les Britanniques qui avançaient vers Lille rencontrent les Allemands retranchés au Mont des Cats. Il ne reste plus dans Lille que quelques spahis regroupés dans la citadelle et bombardés par les Allemands, qui finissent par se rendre en fin de journée. Les Belges évacuent Ostende et Zeebrugge. L'armée allemande est freinée par les Russes devant Varsovie : ceux-ci se sont renforcé et Hindenburg ne peut plus avancer significativement. En Afrique du Sud, la loi martiale est déclarée contre la rébellion Maritz : les rebelles disposent de 10000 hommes, le gouvernement trois fois plus. Le soldat Marcel Loiseau est fusillé. Celui-ci, blessé, se rendait à l'infirmerie lorsqu'il a croisé un capitaine lui ordonnant de retourner se battre. Souffrant trop, il a désobéi et le capitaine l'a fait condamner pour mutilation volontaire. Il a été réhabilité en 1922.

Les spahis algériens chargés de la défense de la ville arrivent à Lille, quelques jours plus tôt. Ils finiront assiégés dans la citadelle le 12 octobre. © http://www.nordeclair.fr

samedi 11 octobre 2014

11 octobre 1914 - Fusillé pour l'exemple

Dans les Flandres, les Britanniques attaquent dans le secteur de La Bassée, et s'établissent fermement autour de Béthune. Deux Taube survolent Paris et larguent des bombes, faisant 3 morts et 14 blessés. Face à l'avancée des austro-allemands, les Russes sont contraints de lever le siège de Przemyśl et de battre en retraite. Un sous-marin allemand coule le croiseur russe Pallada dans la Baltique. Le Nusa, un yacht armé australien, capture la canonnière allemande Komet en Nouvelle-Poméranie : il s'agit du dernier acte militaire dans les eaux autralasiennes. Jean-Julien Chapelant est fusillé pour l'exemple. Ce mitrailleur avait été blessé et capturé après une semaine de combats ininterrompus dans la Somme, mais était parvenu à s'enfuir et à regagner les lignes françaises ; il a été condamné à son retour pour "capitulation en rase campagne" et fusillé sur son brancard. Il a été déclaré "Mort pour la France" en 2012, mais jamais réhabilité officiellement. Le même jour est fusillé Ben Zineb Amar, tirailleur marocain, pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Le front Ouest le 11 octobre. On observe clairement le déroulement du front vers le Nord, dans les Flandres, avec des unités de cavalerie françaises (en bleu clair) et surtout des divisions britanniques (en orange). Celles-ci sont au contact des Allemands du 14e Corps d'Armée vers La Bassée, et les unités se préparent encore sur une vingtaine de kilomètres au Nord, jusqu'à Saint-Omer. A noter également la petite unité de spahis prise au piège à Lille, qui se rendra le lendemain. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 10 octobre 2014

10 octobre 1914 - Capitulation d'Anvers

Capitulation d'Anvers. Les Allemands, dépités, prennent la plus importante place forte d'Europe, mais ne capturent pas un seul général, et très peu d'hommes et de matériel : toutes les troupes se sont enfuies à part celles des forts encore assiégés, et le matériel des autres forts a été emporté ou saboté. De plus, les Allemands ont consommé énormément de munitions : plus de 60000 coups, dont presque 20000 d'artillerie lourde contre seulement 8 forts. Dans les Flandres, il ne reste qu'un espace d'environ 70 km qui ne soit pas encore fixé. L'extrémité Sud est Béthune avec le secteur de La Bassée, où les Britanniques se préparent à attaquer. A 25 km plus au Nord, des mouvements ont lieu dans le secteur de Messines, le plus proche de Lille et quasiment sur la frontière Belge. Les Allemands bombardent Lille. Deux soldats français sont fusillés pour abandon de poste. Mort du roi Carol Ier de Roumanie. Son neveu, Ferdinand Ier, lui succède. Carol voulait entrer en guerre aux côtés des Empires centraux, avec lesquels il avait signé un traité secret en ce sens en 1884 ; cependant, en 1914, son gouvernement s'était opposé à son application en l'apprenant. Ferdinand, lui, est originaire d'Allemagne et souhaite la victoire de celle-ci, mais écoute son gouvernement et l'opinion publique qui veulent entrer en guerre du côté des alliés, ce à quoi il se pliera de bonne grâce en 1916.

Des civils belges fuyant Anvers attendent de pouvoir passer la frontière hollandaise. © http://horizon14-18.eu/


lundi 6 octobre 2014

06 octobre 1914 - Carte postale

A Anvers, les Allemands ont forcé les défenses de la Nèthe, avec une brèche de 26 km. Albert Ier décide de se replier sur l'Escaut. Les Allemands arrêtent définitivement leur offensive à Arras : la ligne s'est stabilisée, et les opérations se déroulent maintenant plus au Nord. Les Allemands se font en effet pressants vers Lille, et les Alliés se regroupent pour les stopper.

Une carte postale envoyée à sa famille par un soldat d'infanterie blessé. Celui-ci était cultivateur dans la Marne, près de Reims. Il a été blessé lors de la bataille de la Marne, envoyé à l'hôpital d'Albi d'où il écrit sa lettre, puis survivra à une autre blessure en 1917 et finalement à la guerre. Sa famille, dont il ignore la localisation, s'est réfugiée dans l'Ain pour fuir les combats. © http://www.europeana1914-1918.eu

mardi 30 septembre 2014

30 septembre 1914 - Inquiétude à Anvers

La situation devient très préoccupante à Anvers. Tous les forts faisant face aux Allemands sont fortement endommagés, la plupart de leurs pièces hors d'usage. Les troupes occupant les tranchées dans les intervalles ont du se replier, laissant certains forts isolés. Pourtant, l'infanterie allemande n'a encore rien fait, attendant que les forts soient totalement détruits pour intervenir. Les Français reprennent Arras, et concentrent une nouvelle armée dans la région d'Amiens et Lens. Ils occupent également Lille.

Un aperçu des dégâts causés par l'artillerie allemande sur le fort Sint-Katelijne-Waver, à Anvers. Comme on peut le constater, les forts sont construits presque entièrement en surface, même s'ils sont recouverts de terre, à cause de la nappe phréatique très proche de la surface. Ils tirent de plus à poudre noire, ce qui en fait des cibles parfaites, et sont construits en béton non armé donc ne résistent pas aux obus de gros calibres. © http://www.fortengordels.be