mardi 7 octobre 2014

07 octobre 1914 - Révolte de Maritz

Le roi Albert Ier quitte Anvers à 15h pour Le Havre, tandis que le gouvernement se rend à Ostende. A 16h, les Allemands, qui envoient des reconnaissances sur la deuxième ligne de forts, avertissent qu'ils bombarderont la ville elle-même à partir de minuit si elle ne capitule pas avant. Le commandant militaire et le conseil municipal décident de refuser, et le bombardement débute à l'heure dite. Début des mouvements aux alentours du canal de La Bassée, dans les Flandres. Les franco-britanniques se positionnent dans ce secteur ; les Allemands tentent des les contourner en passant par Ypres mais sont arrêtés. La bataille elle-même ne s'engagera pas avant quelques jours, les deux camps doivent se regrouper avant. Les Autrichiens avancent en Galicie, reprenant Sziget. Les Japonais occupent les îles Marshall. En Afrique du Sud, contrôlée par les Britanniques, des vétérans des guerres des Boers de la fin du XIXe siècle, essaient de profiter de la situation pour créer une république autonome d'Afrique du Sud. A cette fin, ils s'allient avec les Allemands qui possèdent une colonie toute proche. C'est le début de la révolte de Maritz, du nom de son meneur. Les exécutions pour l'exemple continuent : ce jour, Ben Abdel Berrafaa, un tirailleur marocain, est fusillé pour abandon de poste en présence de l'ennemi.

Bâtiments en ruines à Anvers à la suite des bombardements allemands. © http://www.delcampe.net/


lundi 6 octobre 2014

06 octobre 1914 - Carte postale

A Anvers, les Allemands ont forcé les défenses de la Nèthe, avec une brèche de 26 km. Albert Ier décide de se replier sur l'Escaut. Les Allemands arrêtent définitivement leur offensive à Arras : la ligne s'est stabilisée, et les opérations se déroulent maintenant plus au Nord. Les Allemands se font en effet pressants vers Lille, et les Alliés se regroupent pour les stopper.

Une carte postale envoyée à sa famille par un soldat d'infanterie blessé. Celui-ci était cultivateur dans la Marne, près de Reims. Il a été blessé lors de la bataille de la Marne, envoyé à l'hôpital d'Albi d'où il écrit sa lettre, puis survivra à une autre blessure en 1917 et finalement à la guerre. Sa famille, dont il ignore la localisation, s'est réfugiée dans l'Ain pour fuir les combats. © http://www.europeana1914-1918.eu

dimanche 5 octobre 2014

05 octobre 1914 - Première victoire aérienne

Arras est définitivement sauvée pour les Français. Près de Reims, l'équipage français d'un avion Voisin III descend à la mitrailleuse un Aviatik B.I allemand, il s'agit du premier duel aérien de la guerre. Sur la Vistule, la plupart des unités russes reculent d'elles-mêmes face à l'avancée austro-allemande. Celles qui essaient de tenir leurs positions se font tailler en pièces par un ennemi largement supérieur en nombre.

Un Voisin III, à la forme très reconnaissable, reconstitué au Pearson Air Museum de Vancouver. Il s'agit du bombardier le plus utilisé par les alliés au début de la guerre, même si ses usages pouvaient être multiples. De fait, le 5 octobre, c'est sa mitrailleuse embarquée qui est utilisée par le mécanicien Louis Quenault pour obtenir la première victoire aérienne - hors abordage volontaire - de la guerre. Le pilote, Joseph Frantz, verra son nom escamoté dans la presse, car à consonance trop germanique. © http://www.airliners.net

samedi 4 octobre 2014

04 octobre 1914 - Manifeste des 93

Les Belges retraitent à Anvers, essayant de bloquer les Allemands qui tentent de couper leur route de retraite. A Arras, les Français finissent par stopper l'avance allemande. Ceux-ci massent des troupes dans les Flandres, encore plus au Nord. Les Autrichiens commencent à contre-attaquer en Galicie. Publication du Manifeste des 93 en Allemagne. Il s'agit d'un plaidoyer signé par une très grande partie de l'élite intellectuelle Allemande (professeurs de toutes les disciplines, notamment le futur prix Nobel de physique Max Planck, et artistes en particulier) pour soutenir la politique militariste de leur pays. Ils y expriment leur soutient inconditionnel à leur pays dans tous les points "litigieux" du conflit à cette date, quitte à les nier purement et simplement : responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit, violation de la neutralité belge, atrocités sur civils, destruction gratuite de Louvain... Les Alliés, à l'Ouest comme à l'Est, en sont par contre chargés, et ne font quasiment plus partie du "monde civilisé", notamment parce qu'intégrant des troupes coloniales à leurs armées. Albert Einstein est l'une des quelques figures intellectuelles allemandes notables à refuser de signer.

Le front Ouest le 4 octobre. Le front est stabilisé, on note principalement l'avancée des deux belligérants vers le Nord, avec ici des mouvements extrêmes dans la région de Lille. © http://www.carto1418.fr/

vendredi 3 octobre 2014

03 octobre 1914 - Offensive sur la Vistule

A Anvers, le fort de Kessel est évacué au matin, totalement ruiné après 2h30 de bombardement. Les Belges n'ont plus que leur artillerie de campagne et deux trains blindés. Des unités d'infanterie de marine britannique viennent renforcer les Belges à Anvers, accompagnés par Winston Churchill, premier lord de l’amirauté britannique. Les Français parviennent à ralentir et désorganiser la contre-attaque allemande à Arras. La cavalerie allemande prend position à Ypres. Les Autrichiens engagent les Russes sur la Vistule, début de la grande offensive vers Varsovie. Hindenburg, qui détient le commandement conjoint des forces austro-allemandes, n'a cependant aucune idée claire sur les forces qui se trouvent en face de lui. D'autre part, la retraite autrichienne en Galicie s'arrête enfin. Les britanniques commencent à mouiller des mines en mer du Nord. Les Japonais débarquent en Micronésie allemande. Un premier contingent canadien de 32000 hommes est mobilisé pour partir en Europe.

Un sous-marin en opération. Ceux-ci se déplacent en surface et ne plongent que lors des combats. Il s'agit ici de l'américain USS K-7, photographié le 3 octobre au large de San Francisco. Lancé en juin 1914, il mesure 150 m de long, avec un équipage de 28 hommes, et est propulsé par des moteurs Diesel-électriques lui permettant d'atteindre 26 km/h en surface et 19 km/h en plongée. Domaine public.

jeudi 2 octobre 2014

02 octobre 1914 - Contre-attaque à Arras

A Anvers, quatre fort tombent ou sont évacués par leurs défenseurs dans la journée, sous l'effet des bombardements ou suite à aux attaques à la mines des pionniers allemands. Les Belges établissent une ligne de défense derrière la Nèthe. Il s'agit de gagner le maximum de temps et de retraiter le plus tard possible : le front français se déployant vers le Nord, il sera d'autant plus proche et donc rapide à atteindre au moment de quitter la ville. L'offensive d'Arras tourne court : alors que les Français atteignent Douai, les Allemands contre-attaquent et commencent à les repousser vers leur point de départ.

L'étalage d'un fripier à Paris, le 2 octobre. On note que de nombreux hommes restent dans la vie civile. © http://www.parisenimages.fr

mercredi 1 octobre 2014

01 octobre 1914 - Offensive d'Arras

A Anvers, les Allemands prennent sans combat le fort de Sint-Katelijne-Waver qui avait été évacué. Ailleurs, les Belges ont fortifié leurs positions et tiennent bon malgré les assauts et le bombardement. L'attaque de la nouvelle armée rassemblée à Arras est lancée. Les Français progressent efficacement en direction de Douai. Toutefois, trois corps d'armée allemands sont prêts à contre-attaquer. Au saillant de Saint-Mihiel, les Français parviennent à détruire les ponts que les Allemands avaient jeté sur la Meuse. Les troupes britanniques commencent à quitter l'Aisne, à présent stabilisée, pour se repositionner plus au Nord. Les Russes font pression sur les Allemands au niveau du Niemen. Des renforts Portugais arrivent en Angola, pour prévenir une attaque allemande.

Une batterie russe participant au siège de Przemyśl, le 1er octobre. © http://avaxnews.net