![]() |
| L'appel aux femmes de Viviani. Domaine public. |
jeudi 7 août 2014
07 août 1914 : Appel aux femmes
La 14e brigade de Ludendorff entre dans Liège. Les allemands, qui ont annoncé la prise de la ville, mettent en place un dispositif de siège autour des forts avec 120.000 hommes, et malgré plusieurs échanges de tirs dans la journée permettent aux officiers belges d'aller jusqu'à la ville pour se rendre compte de la situation, en vue de capituler. En France, début de la Bataille des Frontières : en application du plan XVII, le VIIe Corps français attaque dans le Sud de l'Alsace, avec comme objectifs Mulhouse et Colmar, et reprend la ville de Thann qui restera jusqu'à la fin de la guerre la capitale de la petite partie de l'Alsace libérée. Le Corps expéditionnaire britannique, fort de 120.000 militaires de métier, commence à arriver en France. Lord Kitchener, ministre de la guerre, lance dans le même temps un appel aux volontaires. La première armée russe passe la frontière allemande en force. En France, le président du Conseil Vivani demande aux femmes de remplacer les hommes aux champs.
Libellés :
14e Br,
Alsace,
British Expeditionary Force,
Colmar,
femme,
Kitchener,
Liège,
Ludendorff,
Mulhouse,
plan XVII,
récolte,
siège,
Thann,
VIIe corps,
Vivani,
volontaire
mercredi 6 août 2014
06 août 1914 - Drapeau blanc
A Liège, un petit détachement de la 34e brigade parvient à se faufiler
dans la ville en fin de nuit et atteint le QG belge ; le général Leman
parvient in extremis à s'échapper et va se réfugier dans le fort de
Loncin. A 8h, la 14e brigade, la seule à avoir réellement percé sous les
ordres de Ludendorff, s'établit à Jupille, à 3 km de Liège. Ceci permet
de bombarder la citadelle qui hisse le drapeau blanc au bout de deux
heures. Bien que les forts continuent à se
défendre, les troupes belges occupant Liège quittent la ville. Quelques
affrontements ont lieu en territoire français face au Luxembourg, les
Allemands avançant jusqu'à Longwy. Les Autrichiens sont à Obrenovac, à
25 km de Belgrade, mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Français
et Britanniques envahissent le Togo allemand. Le parlement britannique
débloque 100 millions de livres pour envoyer un corps expéditionnaire en
France.
Libellés :
14e Br,
34e Br,
Belgrade,
bombardement,
British Expeditionary Force,
citadelle,
drapeau blanc,
fort,
Jupille,
Leman,
Liège,
Loncin,
Longwy,
Ludendorff,
Obrenovac,
Togo
mardi 5 août 2014
05 août 1914 - Bataille de Liège
Début de la bataille de Liège. La ville est protégée par 12 forts
modernes se couvrant mutuellement. Des duels d'artillerie lourde ont
lieu dans la matinée, notamment avec le fort de Fléron. Dans la nuit,
les allemands engagent 39000 hommes, pensant pouvoir s'infiltrer entre
des forts défendus par 9000 Belges. En réalité, les défenseurs sont
quatre fois plus nombreux et seule une brigade allemande parvient à
passer. En mer du Nord, le croiseur britannique Amphion
coule le mouilleur de mines allemand Königin Luise, avant de sauter sur
l'une des mines de ce dernier le lendemain. Des troupes britanniques
attaquent des avant-postes allemands en Ouganda. L'Autriche déclare la
guerre à la Russie. La Grande-Bretagne mobilise, Lord Kitchener devenant
ministre de la guerre. La censure de la presse est établie en France.
![]() |
| La situation à Liège avant l'attaque. Les triangles rouges représentent les forts, les carrés verts les 6 brigades allemandes. Seule la 14e parviendra à dépasser les forts dans la nuit. © http://www.sambre-marne-yser.be, retravaillé. |
Libellés :
14e Br,
Amphion,
artillerie,
bataille de Liège,
brigade,
censure,
croiseur,
Fléron,
fort,
Kitchener,
Königin Luise,
Liège,
mer du Nord,
mine,
mouilleur de mines,
Ouganda
lundi 4 août 2014
04 août 1914 : Grande-Bretagne et Allemagne
En Belgique, les Allemands arrivent devant les forts de Liège, appuyés
par l'armée placée dans les intervalles, qui ne comptent pas se rendre.
Deux avions allemands survolent Bruxelles dans la nuit. En Algérie
française, les croiseurs allemands Goeben et Breslau bombardent
respectivement Philippeville et Bône, tuant 21 personnes. La
Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne pour violation de la
neutralité belge. Les députés français votent à l'unanimité les crédits
de guerre en appelant à l'"Union sacrée", de même que leurs homologues
allemands, y compris les socialistes dans les deux camps.
![]() |
| Réquisition des tombereaux de Paris, le 4 août 1914. Photographie de presse, agence Rol, domaine public. |
Libellés :
Algérie,
avion,
Bône,
Breslau,
Bruxelles,
crédits de guerre,
croiseur,
fort,
Goeben,
Liège,
Philippeville,
réquisition,
socialiste,
Union sacrée
dimanche 3 août 2014
03 août 1914 : France et Allemagne
A 7h, les Belges répondent par la négative à l'ultimatum allemand.
L'armée allemande, qui n'a pourtant pas encore déclaré la guerre à la
Belgique, y pénètre vers Aix-la-Chapelle. Le roi Albert Ier, à 11h, en
réfère à la France et à la Grande-Bretagne censées garantir sa
neutralité. Les anglais reçoivent la nouvelle en pleine séance du
Conseil, et décident de mobiliser même s'ils ne déclarent pas
immédiatement la guerre ; ils envoient un ultimatum à l'Allemagne lui
demandant de se retirer de Belgique. A 17h22, un avion allemand lâche 6
bombes sur Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, ne provoquant que des
dégâts matériels. Peu après, l'Allemagne déclare la guerre à la France,
sous le prétexte (inventé) qu'un avion français aurait bombardé
Nuremberg. Les allemands prennent trois villes aux Russes, les Serbes et
les Autrichiens continuent à s'affronter. Les anglais coupent les
câbles de transmission sous-marins allemands, même si ceux-ci peuvent
tout de même utiliser la TSF à longue portée.
![]() |
| Une des bombes lâchées sur Lunéville, qui n'a pas explosé. ©Le Mensonge du 3 Août 1914, 1917 ; cité par http://jmpicquart.pagesperso-orange.fr/ |
samedi 2 août 2014
02 août 1914 - Affiches
Le tsar déclare formellement la guerre à l'Allemagne, tandis que
quelques escarmouches continuent entre les infanteries ainsi que des
croiseurs des deux pays. Les troupes allemandes occupent le Luxembourg,
et des patrouilles passent en quelques points la frontière française. Le
gouvernement français proclame l'état de siège tandis que les dernières
revendications pacifistes s'envolent, comme en Grande-Bretagne. La
France coupe les lignes de chemin de fer en provenance
d'Allemagne et de Belgique. Le Conseil britannique compte entrer en
guerre si la Belgique est envahie. En attendant, il assure à la France que
la flotte britannique protègera ses côtes dans tous les cas, et établit
la censure militaire sur sa presse. A 20h, l'Allemagne envoie un
ultimatum à la Belgique lui demandant la possibilité de traverser son
territoire. Albert Ier, roi des Belges, réunit le Conseil avec
l'intention de refuser. Des troupes sont mobilisées en Italie et au
Canada. Signature d'un traité d'alliance secret germano-ottoman dirigé
contre la Russie.
![]() |
| A Paris, la population prend connaissance des affiches de mobilisation. L'une d'elles à gauche annonce la réquisition des chevaux. Agence Rol, domaine public. |
Libellés :
affiche,
Albert Ier,
Canada,
chemin de fer,
chevaux,
croiseur,
Empire ottoman,
escarmouche,
First Fleet,
flotte,
infanterie,
Italie,
Luxembourg,
ultimatum
vendredi 1 août 2014
01 août 1914 - Allemagne et Russie
L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, en lui présentant
accidentellement les deux versions du document prévues à l'avance (celle
pour le cas où la Russie n'aurait pas répondu à l'ultimatum, ce qui est
le cas, et celle comme quoi la réponse aurait été inacceptable) et
mobilise. Il est cependant question un moment d'annuler l'invasion à
l'Ouest pour se concentrer sur la Russie, alors même que certains
éléments de l'armée se sont déjà mis en marche. Toutefois,
à 19h, les premières troupes allemandes entrent au Luxembourg.
Escarmouches entre patrouilles allemandes et russes en Prusse orientale.
L'ordre de mobilisation générale est lancé en France, après une réponse
évasive à l'ultimatum allemand. On prépare les affiches pour le
lendemain, quelques-unes commencent à être placardées dans la soirée. La
marine japonaise se prépare à la guerre, alors que le Canada prévoit de
proposer des troupes à la Grande-Bretagne.
![]() |
| L'ordre de mobilisation générale allemand, signé par Guillaume II et Bethmann-Hollweg. © Bildarchiv Preußischer Kulturbesitz. |
Inscription à :
Articles (Atom)






